‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 169 sur 221 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

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On serait certainement porté à croire que, toutes ces restrictions portant sur les qualités internes et externes, sur l'état moral, physique, religieux, politique, ayant été observées, Taccès au salut maconniijue sera ouvert à tous ceux qui consentiront à tenter l'épreuve. Mais il en est tout autrement. 11 y a encore d'autres lois qui prescrivent des restrictions. Le candidat doit s'adresser par écrit à la Loge la plus rapprochée du lieu de sa résidence,el sa demande, signée de lui, doit être apostillée par deux membres de la Loge '.La demande doit être lue en réunion plénière - et envoyée à une commission qui s'enquerra de la réputation et des qualités du candidat^ : et il doit s'écouler un mois avant que la Loge se prononce*. Si le rapport de la commission est favorable, la Loge procède à son scrutin 5 , et le candidat est rejeté si tous les votes sans exception ne lui sont i)as favorables. «Si, toutefois, il n'y a qu'une boule noire, l'urne est dite impure, et le vénérable fait procéder à un nouveau scrutin, qui est fait de la même manière, parce qu'il a pu arriver que le vote négatif ait été déposé par erreur ou inadvertance, dit le Dr. Mackey; mais, reprend-il, si, au second tour de scrutin, la boule noire reparaît, le Vénérable déclare que le candidat est rejeté. Si, au premier scrutin, il y a deux boules noires ou plus, le candidat est déclaré rejeté, sans qu'on ait recours à un second scrutin "^ ».

« Ln Maçon, dit-il encore ", ne doit compte à aucun pouvoir humain, du vote qu'il émet au sujet de la demande d'un candidat. C'est à sa seule conscience qu'il doit répondre, pour les motifs qui l'ont amené à agir ainsi, et pour l'acte lui-même. Il va de soi qu'on est blâmable quand on se laisse influencer, dans l'usage de ce droit précieux, par une brouille ou un préjugé, et qu'on satisfait un sentiment peu généreux au moyen d'un vole hostile. Mais nul n'a le droit de rechercher si un membre a cédé ou non à l'influence de tels motifs, s'il obéit à de tels sentiments. Aucun Maçon ne peut rtre appelé à rendre compte du vote qu'il a exprimé. Une Loge n'a pas le droit de chercher à savoir comment tel ou tel de ses membres a voté. On ne peut faire aucune enquête, on ne doit accepter aucun renseignement à ce sujet.

« La loi se montre si anxieuse de sauvegarder celte indépendance du vote, garantie de sa pureté, que la Grande-Loge qui décide

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