Ihid.. i.p. 1 12 ri M
avec une aulorilé absolue sur loul le reste, n"a nul pouvoir pour intervenir dans ce qui regarde le vote sur un candidat, et bien quon ait pu se montrer injuste envers un homme probe, un homme de valeur, en le rejetant il doit arriver de temps à autre de ces faits d'injustice manifeste), ni la Grande-Loge, ni le Grand-Maître ne peuvent y remédier ; on ne peut accorder aucune dispense, soit pour casser la décision de la Loge, soit pour admettre la validité d'un vote qui n'est pas unanime. » Une fois l'exclusion prononcée, alors même qu'elle est le fait d'une rancune ou d'un préjugé de la part de quelque membre, dit le Dr. Mackey ', la demande ne peut être reprise en considération, sur un simple vole de la Loge... En second lieu, le candidat éliminé ne peut demander l'initiation à aucune autre Loge ».
Nous croyons avoir poussé assez loin l'étude de cette partie de notre sujet pour montrer ce qu'est l'esprit de la bienveillance maçonnique. Nous ne contestons pas à la Maçonnerie le droit de limiter le nombre de ses membres ; nous nous en tenons à considérer le degré de largeur et d'universalité dont sa bienveillance fait preuve à l'égard de l'humanité, lorsqu'il s'agit de lui faire part du trésor inestimable que la Maçonnerie prétend posséder : la vérité divine, la vérité sur Dieu et sur l'àme humaine, sur la nature et l'essence de l'un et de l'autre, ainsi que la véritable morale dont nous le voyons {le candidat) acquérir les premiers éléments dans son initiation ■-.
Pour nous former un jugement pratique en celte alTaire, rendonsnous compte, approximativement, du nombre des gens exclus de la Maçonnerie, et qui n'auront plus d'espoir d'être admis à profiter de ses lumières.
Premièrement tout le sexe féminin, c'est-à-dire environ la moitié de la totalité dé l'espèce humaine est exclu pour toujours, absolument. En second lieu, tous les garçons mineurs, ce qui augmentera le premier nombre^l'un bon quart .Viennent ensuite les gens affligés d'une imperfectionphysique,lesaveugles, les sourds, les boiteux, les malheureux enfants disgraciés de la nature qui, à raison même de leur infortune, se voient refuser l'élévation de l'intelligence et la perfection de la volonté, au moyen desquelles l'Art prétend préparer l'humanité en vue de l'avenir. Le malheureux esclave, le « bondman » *, les fils de celui-ci et les gens qui n'ont pas reçu d'instruc-