Eneijclopœdia, p
20 l'enskigmcment mac onmoik
donr nil si graiul ennemi du jugement privé, (le la liberie de pensée en malièics maçonniques ?
Faut-il <pie les Frères soient dépourvus d'une règle écrite etdudroil de rinter|»ii'"ler. pour qu'ils puissent être exposés aux divagations de l'ignorance et de l'imagination? Est-ce là la liberté que vous leur accorde/ ? El la loi orale ne prète-l-elle pas autant à la discussion que la loi écrite ? El la Grande Loge ne pourrait-elle pas déterminer et ne délermine-l-elle pas, en elTet, le sens de la parole écrite en Maçonnerie aussi bien qu'elle détermine celui de la loi orale? Non, non, nous ne pouvons en toute justice accepter la raison que nous donne le Dr. Mackey ni les motifssur lesquels il l'appuie ; maisnous pouvons le remercier et nous le remercions desimportantes lumières qu'il a projetées sur la qualité de la vérité telle quelle est présentée aux candidats maçonniques, et sur le degré de sujétion mentale que réclame d'eux la Franc-Maçonnerie. Tout ceci nous aidera plus tard à peser, comme il convient, les droits de l'Ordre.
Mais continuons notre citaiion : « Il ressortirait de là, dit le Dr. .Ma«-key. (|ue l'on pourrait olivier au défaut d'uniformité en rendant simplement toutes les cérémonies « monitoriales » ; et l'on a jugé la chose si avantageuse qu'on a sérieusement discuté en Angleterre, il y a quelques années, le projet d'un rituel écrit. Mais le remède serait j)ire que le mal. C'est au caractère oral de sou rituel que la Maçonnerie doit sa stabilité et son succès comme organisation. Un rituel écrit, qui deviendrait bientôt un rituel imprimé, iléposséderail la Maçonnerie Symbolique (c'est-à-dire la Franc-Maçonnerie) de ses attraits comme association secrète, et cesserait d'offrir une récompense au savant laborieux qui chercherait à bien posséder sa science mystique. Sa philosophie et son symbolisme seraient les mêmes, mais les livres qui les contiendraient seraient consignés aux rayons d'une bibliothèque maçonnique, et leurs pages livrées à la discussion des profanes, comme la vulgaire propriété de l'anti- "quaire, tandis (jue les Loges, n'ayant plus de mystères à l'intérieur de leurs portails, ne recevraient que de rares visiteurs, et certainement aucun travailleur ' ».
Il est bien vrai de dire (pie la Maçonnerie flotte entre Charybde et Scylla. Les tares de l'erreur inhérentes à l'enseignement oral sont évidemment sa part, et elle ne peuls'en alVranchir que par la mort. La vie de la vérité ne |)cut nécessairement pas èti-e vigouicuse en elle Car, si .sa [)hilosophie et ses symboles étaient animés par des vérités importantes et profitables à notre race, on ne laisserait pas moisir ses livres sur les rayons d'une bibliothèipie maçoiuiifpie. mais