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L'ENSEKiNEMENT M.vyONMOUE 21
ils seraient lus avec intérèl et avec iVuit par tous ceux qui travaillent ardemment pour la cause de la vérité.
Le secret n'est qu'un voile. Il n'est pas un bien en lui-même et n'a pas de valeur propre, car il n'est qu'un obstacle qui cache la vérité aux yeux de l'esprit, dont elle est le bien et le but. L'esprit est obligé d'écarter l'obstacle pour jouir de l'objet de ses désirs — commenl devons-nous alors juger de la valeur de cet objet luimême, si l'on nous dit qu'aussitôt le voile tiré, il n'a plus de valeur, plus de beauté, plus de charme, plus d'importance pour exciter l'ardeur, plus de bonté pour mériter l'amour? Si la philosophie et le symbolisme de la Maçonnerie, alors même qu'ils ont quitté le royaume « de la mémoire traîtresse, du jugement faible, de l'imagination fertile», où ils sont « continuellement sujets aux erreurs qui proviennent surtout de l'ignorance ou de l'imagination des professeurs de science maçonnique », >< cessaient d'olïrir, comme vous le dites, une récompense au travailleur laborieux qui cherche à bien posséder sa science mystique », que devra penser la froide et calme raison de ce symbolisme et de cette philosophie qui habitent le royaume de l'erreur et de l'incertain et qui sont soumis à l'influence de l'ignorance et de l'imagination?
La seconde raison que donne le Dr. .Mackey, pour laquelle on a confié à l'enseignement oral les principes essentiels de la Maçonnerie, est « qu'en obligeant le Frère qui veut faire quelque progrès dans sa profession d'en contier les doctrines à sa mémoire, il est très probable qu'il les étudiera et les comprendra à fond ». Et il s'efforce de soutenir cette thèse en faisant appel au cas des « Maçons brillants », qui « possèdent mieux cette partie ésotérique et non écrite des leçons, qu'ils ont été forcés d'apprendre sous un maître compétent, et par la voie de l'enseignement oral, que celle qui est publiée dans les Manuels, et, par conséquent, toujours à même d'être lue ' ».
Si le docteur Mackey n'avait pas pris soin de nous instruire des distinctions à faire entre un u Maçon brillant » et un « Maçon savant », en nous disant qu'il n'y avait aucune comparaison possible entre la mémoire de perroquet du premier et l'esprit cultivé de l'autre, nous aurions pu nous laisser prendre dans la trame de son argument. Les ■ xMaçons brillants », les « Maçons perroquets» les « Maçons du « Knife and Fork degree » (grade du Couteau et de la Fourchette) en savent davantage par les instructions orales que par les leçons « monitoriales », non parce que les premières sont orales et les secondes écrites, et partant toujours à même d'être