Masonic Rilualisl, j
3. On nomme ainsi celui qui est tenu par uiif peine ou par serment à fournir un certain nomijre dannées de travtiil.cniinue le <■ coolie •>. Nous n'avons pas en français de mot équivalent.
lion, elles faibles d'espril,lous se voienl interdil l'espoir de devenir Maçons ; enfin la boule noire unique, l'unicjue vote défavorable va limiler encore le nombre des élus. Où esl-elle possible, celle largeur, celle universalité de la bienveillance, si les restrictions s'ajoutent aux restrictions, et que presque toutes étant entièrement indépendantes du libre arbitre du candidat, il ne lui soil pas possible de les écarter ?
Ainsi donc l'esprit de la Maçonnerie est tout le contraire de la largeur desprit. C'est le système du «petit nombre d'élus». Elle prend pour ses modèles les Écoles païennes de la philosophie et les anciens .Mystères, avec leur petit cercle d'initiés, qui regardait de bien haut le troupeau du vulgaire, auquel on enseignait systématiquement l'erreur, parce qu'on le jugeait incapable de recevoir une doctrine plus élevée. Parmi les Maçons eux-mêmes, il y a des membres ésotériques, ceux qui se bercent dans la pleine lumière de la Maçonnerie, et ils sont comparativement en petit nombre ; puis la masse considérable de la Fraternité, ceux qui, à en croire le Dr. Mackey,ne connaissent pas même le véritable but de la Maçonnerie, et se contentent de faire l'ornement du degré « Couteau et Fourchette », du grade « Perroquet » , ou de reluire en qualité de « Maçons brillants » parmi les Frères exolériques.
Dans maints endroits', le Dr Mackey voudrait, pour soutenir l'exclusivisme maçonnique, faire appel à la loi de Moïse^qui excluait du sacerdoce les impotents et les estropiés.
On ne considéra jamais qu'il fût indispensable d'appartenir au sacerdoce israélite pour connaître la vérité divine et la morale. Le Jéhovah de Moïse était connu et servi par les femmes comme par les hommes, par les jeunes comme par les vieux. Il était le Dieu de tous, et tous le connaissaient et le servaient. La Maçonnerie a une théorie essentiellement différente ; d'après elle, il faut être Maçon pour connaître Dieu, l'âme humaine et la vraie morale ; tout le reste des hommes est absolument exclu de cette science, qui est cependant de la plus haute importance pour tout être humain. L'exclusion de la Maçonnerie entraîne donc avec elle des conséquencesessentiellementditlerentes de celles qui découlent de l'exclusion du sacerdoce mosaïque; d'ailleurs, la première est déjà par elle-même un excès de cruauté lorsqu'elle est motivée par les {)rétextes puérils dont nous avons parlé.
Pour trouver la Maçonneiie secourable, et dans le vague espoir de lui découvrir un peu plus de largeur d'esprit, tournons-nous vers sa bienfaisance accidentelle, celle qu'elle exerce sur les