Masonic Jurisprudence, p. 112 etc
vieillards et les orphelins, les A^euves et les nécessiteux. On nous a dit et répété à satiété, dans les termes les plus explicites, que cette bienfaisance-là était accidentelle et non essentielle.
« Bien que la Maçonnerie, dit le Dr. Mackey', doive son origine à son caractère religieux et philosophique, la charité, au sens de secours apporté aux malheureux, est cependant, et quoique accidentellement un point important de son enseignement, C'est pourquoi on a dit avec raison qu'il n'est aucune institution dont les lois imposent avec plus de force, dont les préceptes inculquent avec plus d'ardeur la vertu de charité ».
Nous sommes tout prêt à reconnaître l'importance donnée à ce point en Maçonnerie, et nous ne le sommes pas moins à apprécier tout le bien qu'elle fait ; nous regrettons seulement quelle n'en fasse pas davantage. Et si la Maçonnerie n'était, comme tant de gens le croient, qu'une société de bienfaisance ayant pour but de soulager ses malades, ses déshérités, de consoler ses affligés et de donner la sépulture à ses morts, la bénédiction de l'Eglise catholique reposerait sur elle comme elle repose sur tous ceux qui travaillent à secourir ceux qui souffrent et à améliorer le sort de l'homme. Mais, nous l'avons vu, la Maçonneriepoursuit un but essentiellement différent. La charité matérielle n'est qu'un accessoire.
En condamnant la Maçonnerie, l'Eglise n'a donc en vue que le mal et non le bien, c'est-à-dire les erreurs religieuses et morales des principes et des pratiques maçonniques Elle ne condamne pas la charité aumônière de la Société, à moins que celle-ci ne s'en serve comme d'appât ou comme de manteau pour dorer ou pour couvrir ce qui est faux au point de vue religieux et ce qui est mal chréliennemenl parlant.
Après avoir reconnu, comme nous l'avons fait, le bien qu'il y a dans la charité aumônière de la Maçonnerie, examinons brièvement si elle est bien tout ce qu'elle prétend être, s'il est vrai qu'il n'est aucune institution « dont les lois imposent avec plus deforce, dont les préceptes inculquent avec plus d'ardeur la vertu de charité ». Pour étudier ce sujet comme il convient, consultons cette partie de la Masonic Jurisprudence du Dr. Mackey où il traite du « Droit au secours >».
« Le devoir d'assister l'indigent et l'affligé étant l'un des plus importants parmi ceux qu'inculquent les « landmarks » et les lois de l'institution, le privilège de réclamer cette assistance est l'un des droits les plus importants d'un Maître Maçon. C'est ce que nous