Masonic Jurisprudence, pp. 228 et suiv
248 BIENFAISANCE MAÇONNIOVE
règle la loi écrite qui dit : « Vous n'avez point l'obligation de faire plus que vos ressources ne le permettent. » « Cette condition, reprend-il, n'est point incompatible avec les vrais principes de la charité, qui n'exigent pas de nous le sacrifice de notre propre bienêtre, ou celui de notre famille, pour secourir les pauvres, mais veulent que nous retranchions un peu de notre luxe, de notre superflu, si nous avons le bonheur d'en posséder, pour secourir nos frères, et que nous le fassions avec une libéralité prudente, en tenant compte, comme il convient, du confortable de ceux qui nous tiennent de plus près '. »
Telle est donc la règle de la Maçonnerie en fait de secours, même quand il s'agit de Maîtres Maçons, de leurs veuves, de leurs orphelins : nul n'est tenu d'accorder une aide supérieure à celle qui exigerait le sacrifice du luxe et du superflu. »
La quatrième condition est : « Un Maçon doit passer avant tout solliciteur qui se trouverait dans la même situation. >> « C'est, dit notre auteur, le même principe qui a été formulé avec force par le grand Apôtre des Gentils, il y a dix-huit siècles. Lorsque l'occasion se présente à nous, faisons du bien à tous les hommes, et particulièrement à ceux qui font partie de la maison des fidèles. » -.
Le principe ainsi enseigné par l'Apôtre, reprend-il, semble avoir été, conformément aux nécessités mêmes de notre nature, celui qui a présidé aux œuvres charitables et bienfaisantes de toutes les communautés religieuses, de toutes les associations utiles, de toutes les sociétés politiques qui ont existé avant ou depuis son temps ».
Comme le Dr. Mackey. en vrai Maçon éso/érique,re']e\.[e le surnaturel, il ne peut pas même concevoir la possibilité de s'élever audessus des sentiments naturels du cœur humain, sentiments qui sont bons en eux-mêmes, mais qui n'en sont pas moins imparfaits, comme la source d'où ils sortent. Personne ne blâme la Maçonnerie de donner la préférence à ses membres en cas d'égale nécessité, car il est évident que ses meml)res ont droit les premiers à sa charité. Ce qu'on critique dans la Maçonnerie, c'est l'exclusivisme qui la porte à ne donner qu'aux siens, à eux seuls. « Ils (le Maître et les Surveillants! envisageront les méthodes les plus prudentes, les plus efficaces pour oljtenir et répartir les sommes qui pourront être données ou qui leur seront confiées dans un but de charité, afin d'accorder du secours sculemenl aux véritables Frères tombés dans la pauvreté ou dans la vieillesse, et à aucun autre, mais cha-