Mallh. , XXV
votus les uns les autres, dit le Christ, comme je vous ai aimés » ; et il mourut pour nous sur la croix.
Pour le calholicjue, le crucifix est à lui seul le résumé de toutes les leçons de charité, mais le crucifix offusque les yeux maçonniques et la Maçonnerie: on ne le tolère même plus dans les hôpitaux pour consoler les malades angoissés ou pour réconforter ceux qui se fatiguent à les soigner. Les religieux catholiques qui avaioit voué leur vie aux déshérités de ce monde, sous quelque forme que se présentât la souffrance, et sans attendre aucune compensation, ont été dispersés, exilés, contraints au mariage, en sorte que les soucis domestiques les privent du temps, des occasions et du désir même d'améliorer le sort des maliieureux.
On a confisqué, avec les fonds qui les entretenaient, les orphelinats catholiques, les hôpitaux, les maisons de retraite pour les vieillards et les déclassés, volant ainsi au pauvre son patrimoine, pour arriver à lui voler sa foi. 0 vous tous qui composez l'humanité souffrante, vous voici abandonnés à la tendre. pitié des Frères ésotériques ; vous êtes, hélas I exclus de tout ce que la Maçonnerie peut donner, et tout ce que vous retiriez de la charité catholique vous a été enlevé ! Mais vous devriez vous en estimer heureux, au lieu de vous plaindre, car tout cela est fait dans un but de bienfaisance universelle. Quelque Frère ou des. Frères vont bénéficier du transfert des fonds ; s'ils ne sont pas aussi pauvres que vous, ils sont du moins plus dignes d'être secourus. Tandis que l'émancipation de notre race, qui la soustrait à l'influence de l'Eglise catholique,vous est plutôt nuisible, elle se montre profitable à l'Ordre qui l'a accomplie.
« Mais, après tout,dira-t-on, un Maçon viendra en aide à un autre Maçon bien plus volontiers qu'un catholique à un catholique. Si je m'approche d'un Maçon et lui fais le signe de détresse, il me secourt immédiatement ; au contraire, si je vais à un catholique et lui fais le signe de la croix, je m'en retourne les mains vides ».
Notre contradicteur ignore tout des pratiques maçonniques et s'en va répétant ce qu'il a entendu dire à des gens mal informés. Il s'imagine qu'il n'a qu'à se présenter à un Maçon, à faire le signe, pour être immédiatement et largement secouru. Il ne sait pas que 1° on examinera tout d'abord ses besoins et son droit au secours et que, même s'il est dans le besoin, il sera rejeté « avec mépris et dérision' » s'il n'est un maçon bien posé. 11 ignore, en second lieu, que, même se trouvant dans le besoin, et étant un Maître Maçon de bonne réputation, le Frère auquel il s'adresse n'est tenu à lui venir en aide