‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 179 sur 221 · Masonic Rilualisl, p · texte numérisé non relu

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que « par un sacrifice sur son luxe ou son abondance, s'il esl favorisé de ces dons'». Telle est la loi maçonnique sur ce sujet. Nous objectera-t-on encore qu'un catholique favorisé des biens de la fortune n'accueillerait pas avec la mcme générosité un cas intéressant sur lequel on appellerait son attention que ne le ferait un Maçon dont la charité comparativement parcimonieuse est connue? Il faudrait, pour le croire, ne rien connaître de la charité catholique. Il suHit que le cas mérite l'intérêt pour que le catholique donne au solliciteur, qu'il soit ou non un coreligionnaire, qu'il fasse ou non le signe de la croix, car faire la charité à un homme, à quelque race ou religion qu'il appartienne, c'est la faire au divin Maître ; en supposant même que, dans un cas déterminé, le catholique refuse le secours demandé, considérez le nombre de canaux par lesquels sa charité se répand sur l'humanité, car les appels aux catholiques sincères dans l'opulence, qui sont relativement rares, sont incessants et viennent de tous côtés.

Allez à travers nos villesmodernes,elrecherchezlesinslitutionsde charité, et dites-nous par qui ont été fondées toutes celles que vous rencontrerez? Sont-elles dues à la charité maçonnique ou à la charité catholique ? Allez au travers des villes qui ont fleuri au temps où la charité chrétienne évoluait librement ; quels sont ces monuments splendides, qui sont aujourd'hui occupés par la ville ou par l'Etat commcs bibliothèques, prisons, casernes ? Ce sont des collèges, des asiles, des couvents, des hôpitaux catholiques. Ils sont là pour porter un témoignage muet mais éloquent de l'étendue de la charité catholique ; les gouvernements qui les ont volés si brutalement reculent, malgré les énormes ressources dont ils disposent, devant les sommes d'argent qu'il faudrait verser pour rembourser la valeur de tels édifices. Séparez donc, cher lecteur, l'écorce des paroles maçonniques de la graine des actes, et vous serez surpris de voir dans quelles proportions diminuera la provision qui nous semblait si importante ; et, quoique le F.-. Pike semble élargir le cercle de la loi maçonni(iue en admettant à participer aux charités de l'Institution les profanes qui en sont dignes, croyez bien que le mot c dignes » est plus captieux que réel.

Limitée dans sa bienfaisance essentielle, plus restreinte encore dans sa bienfaisance accidentelle ou aumônière, la Maçonnerie, fille ou sœur de l'indifTérence païenne manifestée à l'humanité soufTrante, peut simuler la bienfaisance chrétienne, qu'elle prétend égaler ou surpasser ; mais dépourvue de la charité du Christ qui excède les simples forces de la nature, privée de la leçon divine

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