‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 19 sur 221 · Encyclopaedia, p · texte numérisé non relu

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lues, mais parce qu'on est obligé d'apprendre la partie orale pour être reçu maçon, tandis qu'on n'est pas tenu à lire la partie « nionitoriale », nous a-t-il dit ; par conséquent, les Frères s'en vont répétant, comme ils le font depuis des années, ce qu'ils ont appris, « sans la moindre conception du vrai sens ' » de ce qu'ils disent. Si cet argument était bon, il prouverait merveilleusement l'inutilité de tout ce qui est écrit, parce que les indolents, les paresseux et les gens qui ne lisent jamais en savent plus [)ar renseignement oral qu'ils n'en apprendraient par la lettre écrite.

La troisième raison du Dr. Mackey est « celle qui esl peut-être la plus familière à la Fraternité, et à laquelle César fait allusion pour les Druides. « parce qu'ils ne voulaient pas que leurs docti-ines fussent divulguées au commun du peuple ».

« C'est donc pour ces excellentes raisons, conclut-il, qu'on emploie l'instniclion orale. — pour éviter les controverses oiseuses elles interminables discussions; pour préserver les secrets de notre Ordre de la ruine et pour diminuer les risques qu'ils soient oubliés, en multipliant les diffîcultés à surmonter pour arriver à les posséder; enfin, pour les mettre à l'abri du regard impur des profanes », — c'est pour ces raisons que « l'enseignement oral de la Maçonnerie fut institué tout d'abord, et continue d'être religieusement observé. Sesdoctrinessecrètessontlesbijoux précieux de l'Ordre, et les monuments maçonniques sont les cassettes bien gardées où sont conservés ces trésors dans toute leur pureté. C'est donc avec à-propos que notre rituel dit « que l'oreille attentive reçoit le son de la voix qui instruit, et (pie les secrets de la Maçonnerie sont l)ien abrités dans le réceptacle des C(curs fidèles- ».

Nos lecteurs pourront faire leurs propres réflexions sur le raisonnement du Dr. Mackey.

Mais peut-être (ju'après font ce bel éloge de renseignement oral, ils vont, comme nous, trouver dilTicile de le mettre d'accord avec ce (ju'il dit de renseignonienl écrit. Ecoutons-le li'aiier des bibliothèques (p. -169 de son Encijclopédie :

'( Il est du devoir autant que de l'intérêt des Loges, dil-il, de faciliter les elTorls des membres qui cherclienl à actpiérir la science maçonnique, et je ne connais pas de meilleure nu'tliode que celle qui consiste dans la formation de bibliothèques maçonniques. La fondation d'une bibliothèque de Cirande Loge serait une bonne chose, nalurellement, mais d'une valeur et d'une impoitance l)ien inléiicure a cell<^ dunt' bibliollièque de Loge. Il suffirai! d'une

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