Encyclopœdia, p
le contemporain d'Abraham, ajoute encore, si possible, à l'absurdité ». Le Docteur continue en défendant ce conte comme un mythe maçonnique destiné à faire passer une leçon maçonnique. Il est étrange, en vérité, que la Maçonnerie, celle divine inslitutrice, ne puisse faire passer ses leçons autrement que par de telles absurdités ! L'origine de la Maçonnerie, d'ailleurs, qui est attribuée à des conditions morales qui sont tout autre chose que chrétiennes, peut incontestablement satisfaire les aspirations maçonniques, car elles sonl en parfaile harmonie, comme nous l'avons vu, avec la licence maçonnique. Le souverain et les grands de ce pays étaient dignes d'être les précurseurs de la Fraternité, car ils n'avaient pas à lutter contre leurs instincts, pas plus, le F.*. Pike nous en assure, que les Frères.-, d'aujourd'hui.
La fable de Pythagore est contenue dans la Manuscrit Leland,qui passe sans conteste pour une supercherie '. Notre lecteur nous permettra de la traduire en langage moderne : « Comment est-elle {la Franc-Maçonnerie) venue en Angleterre ? », demande-t-on. Voici la réponse :
« Le Grec Pierre Gower voyagea pour son instruction en Egypte, en Syrie et dans tous les pays où les Vénitiens ont implanté la Maçonnerie. Il se fit introduire dans toutes les Loges de Maçons ; là, il apprit beaucoup ; ensuite, il retourna dans la Grande Grèce, où, par ses travaux, il s'acquit une haute réputation de sagesse ; il fonda une Grande Loge à Groton, y tit de nombreux Maçons. Plusieurs de ceux-ci voyagèrent en France où ils tirent à leur tour un grand nombre de Maçons, De là, dans la suite du lemps, lArt passa en Angleterre ».
« Locke, continue le Dr. Mackey, avoue qu'il fut tout d'abord intrigué par ces noms étranges : Pierre Gower, Groton et les Vénitiens; mais un peu de réllexion lui apprit que c'étaient des altéralions pour Pythagore, Crotone el les Phéniciens ».
La théorie noachique est exposée tout au long par le F.-. Mackey dans les premiers chapitres de son Symbolism of Freemasonry.
« Laissons de côté, dit-il, toute la période de l'histoire du monde antérieure au déluge, car, en ce (]ui concerne noire sujet, elle n'a exercé aucune influence sur le moiidc nouveau (|ui sortit des ruines de l'ancien. Mais, après ce cataclysme, nous trouvons les descendants immédiats de i\oé en possession de deux vérités religieuses qu'ils avaient reçues de leur commun père, el que celui-ci tenait de la succession des patriarches qui l'avaient précédé. Ces vérités étaient