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dans le but d'rlire un Grand Maître, choisi dans lenrsein, jusqu'à ce qu'on eùl l'honneur d'avoir un Frère noble pour chef.
Et le F.-. Mackey continue : « Celle thèse, que la Maçonnerie ne fut pas organisée pour la première fois en 1717, mais simplement renouvelée, trouva ré^enunenl des détracteurs parmi les iconoclastes modernes qui refusent de croire à tout ce (jui vient de la tradition ou même à toute opinion qui n'est pas soutenue par quelque notoriété contemporaine. Le F.'.W.l^.Buchan,d'Ani:^lelerre,en particulier,a attaqué, dans ses nombreux articles écrits pour \e London Freemason (1871 et 1872;, l'ancienneté de la Franc-Maçonnerie. 11 refuse de lui accorder une existence antérieure à l'année 1717. Sa théorie est exactement celle-ci : « Noire système de grades, paroles, attouchements, signes, etc., n'existait pas avant 1717 » environ. Il admet cependant que certains des « éléments ou fondements » des degrés existaient avant cette époque, mais qu'ils n'étaient pas alors en usag(; chez les seuls Maçons, et qu'ils étaient communs à toutes les guilds. Il croit que le système actuel est dû au génie inventif d'Anderson et de Desaguliers, et il suppose qu'il n'est qu'une simple « reconstilulion d'une ancienne société, de quelque vieille* forme de philosophie pa'ienne, par exemple ». Il part de là pour soutenir que ce ne fut pas une « résurrection »,mais seulement « une renaissance », et il explique ce qu'il veut dire, en ces termes : « Il y eut, avant le xviu'' siècle, une renaissance de rarchiteclure pa'ienne ; puis, dans le même ordre d'idées au xvin* siècle une renaissance sous un extérieur nouveau, une forme nouvelle du mysticisme païen; mais nous ne sommes redevables aux Maçons opératifs ni pour l'une ni pour l'autre, bien qu'on se soit servi des Maçons opératifs dans l'un et l'autre cas {London Freemason, 23 septembre 1871).
« La théorie de Buchan, nous dit le Dr. Mackey, a été attaquée par les FF.-. Willian J. Hughan et Chalmers J. Patlon. On admettra généralement qu'il a raison loisqu'il soulienJ (\uc les trois degrés de Maître, de Compagnon et d'Apprenti étaient inconnus aux Maçons du xvii® siècle, et que ces dilTérenles classes n'étaient que des échelons du rang, mais il n'en reste pas moins évident que les moyens de reconnaissance, la méthode de gouvernement, les légendes et une grande partie du cérémonial de l'initiation existaient chez les Maçons opératifs tlu moyen Age, et furent Iransnns aux Maçons spéculatifs du xviii' siècle. L'œuvre d'Anderson, de Desaguliers et de leurs contemporains fut de perfectionner cl de développer, mais non d'inventer. Le système maçonnique de nos jours est le résultat d'une croissance lente mais sAre. De même (jue les Gonfé-
rences d'Anderson qui nous sont connues, depuis leur publication en 1725, furent dans la suite modifiées et augmentées par les travaux successifs de Glare, de Dunckerly, de Preston et de Hemming, de même Anderson et Desaguliers ont soumis le simple cérémonial qu'ils trouvèrent, lors de la réorganisation de la Grande Loge en 1717, à une modification et à un développement analogues ».
Qu'il nous soit permis de demander comment le Dr. Mackey sait qu'Anderson n'invente rien ? Dans ce même compte rendu qu'il fait de la réunion de 1717, il donne le litre de Grand iNIaître à Sir Christophe Wren, alors que le Dr. trouve que Findel a raison de dire- « qu'Anderson, ayant été chargé, en 1735, par la Grande Loge, de faire une liste des anciens patrons des Francs-Maçons, afin de fournir une sorte de base historique, transforma les Patrons les plus anciens en Grands Maîtres, et les Maîtres et Surintendants en Grands Surveillants et autres dignitaires inconnus jusqu'en 1717 ».
« Wren était, en fait, dit le Dr. Mackey% ce que les Maçons du moyen âge appellent Magister operis, ou Maître de l'OEuvre. x\nderson, qui écrivait dans un but déterminé, transforma naturellement ce titre en celui de Grand Maître — office qui fut inconnu, croit-on, jusqu'en 1717. Le témoignage d'Aubrey établit sufTisamment que Wren était un Franc-Maçon, et les événements de sa vie prouvent son attachement à la profession ». La transformation des patrons de la Maçonnerie operative en Grands Maîtres de la Maçonnerie spéculative, nous semble, en vérité, une invention de belle taille, mais le Dr. Mackey lui-même, traitant d'Anderson, nous montrera clairement qu'il inventa autre chose encore.
Faisant le récit de la vie d'Anderson et donnant un compte rendu de ses travaux de littérature maçonnique', noti'e auteur parle de l'édition des ^^îCi'e/mesConsWu/iOAisc/e /a jPranc-./l/açonA2e/7ede 1723. « Sa valeur intrinsèque, dit-il, consiste seulement en ce qu'elle contient le premier texte imprimé des Anciens Devoirs et des Règlements Généraux. L'histoire de la Maçonnerie qui les précède et forme le corps de l'ouvrage est imaginaire, sans aucun poids, et prétentieuse à un degré qui va parfois jusqu'à l'absurde. La Fraternité est grandement redevable à Anderson pour les efforts que lui coûta sa réorganisation, mais il est hors de doute qu'il eût mieux valu qu'il se contentât de donner les comptes rendus de la Grande Loge de 1717 à