‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 192 sur 221 · Ibid., p. 634; cf. aussi p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 634; cf. aussi p

examiné avec soin l'aulhenlicité du manuscril el s'élant prononcés négativement d'une manière décisive. Le sixième, la Charle Larmenius ou Charte de transmission, est celui « sur lequel se fonde la prétention de l'Ordre du Temple à descendre en ligne directe des Chevaliers Templiers de l'histoire ; elle ne fut publiée qu'entre 1804 et 1810, et son histoire antérieure, si tant est qu'elle en ait une, est entachée d'imposture au point de rendre vaine toute tentative de débrouiller l'écheveaude mensonges dans lequel est enveloppée toute la question ». La discussion qui vient ensuite est longue, et il faut recourir à l'histoire du Fr.-. Gould.

Ainsi donc, la Maçonnerie, établie en 1717 en Angleterre, et répandue bientôt après sur tout le continent européen, subit des changements divers au cours du temps et selon les lieux. Ses premiers représentants en Angleierre s'efTorcèrent delà christianiser, mais ils échouèrent, car l'interprétation chrétienne fut rejetée peu à peu comme impropre à une institution cosmopolite, devant l'autel de laquelle Juif, Brahmane et Musulman pouvaient s'agenouiller.

Selon le Dr. Mackey, Preston fut le premier qui donna à la Maçonnerie une philosophie. 11 nous montre clairement avec quel mince bagage la Maçonnerie se préparait à devenir le guide divin de l'espèce humaine. « Il suflit toutefois, dit le Dr. Mackey , de rappeler que Preston nous a donné un système philosophique de Maçonnerie qui, succédant immédiatement aux détails peu scienlifîfiquesel bien maigres enseignés jusqu'à son temps dans les Loges, dut faire l'effet du soleil quand il perce brusquement les ténèbres de minuit. Il n'y eut ni crépuscule, ni aube qui fît pressentir à la Fraternité, prise au dépourvu, la lumière qui allait briller sur elle. Non, soudain, sans préparation, sans progrès graduel, sans développement, sortant presque du néant pour passer à la surabondance, les Leçons Prestoniennes furent données à l'Ordre dans toute la [)lénitudode leurlumière,avec toute la richesse de leur symbolisme et de leur science, et vinrent prendre la place des systèmes absurdes et presque insignifiants qui avaient eu cours jusqu'alors. C'est, je crois Byron qui a dit qu'un matin il se trouva fameux en s'éveillant. La Franc-.Maçonnerie, si on la personnifiait, aurait pu dire aussi, le jour où Preston proposa son système, que, d'un sommeil qui avait duré un siècle et demi, elle s'éveilla à l'état de science. Ce n'est |ias que la Fianr-Maçonneric n'ait toujours été une science, mais en fait, pendant tout ce temps-là, el plus longtemps cneoie, sa science avait été en sommeil. Depuis 1717, l'Art s'étuiteiigagé dans des tAches moins fécondes, mais plus à son

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