‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 198 sur 221 · Encyclopaedia, pp · texte numérisé non relu

Encyclopaedia, pp

tanls n'exiiriinenl pas la sagesse, la prudence et l'expéiionce réunies de leurs subordonnés ; ol que souvent leurs décisions ne sont pas la voix de ceux (juils représentent. Et les lirandes Loges maçonniques ne font pas exception.

Les dilTérentes tentatives faites aux Etats-Unis en vue d'établir une Grande Loge générale poui* la République tout entière, sont relatées tout au long par le Dr. Mackey dans son Encyclopaedia of Freemasonry, pp. 305-308.

« Du jour où les Clrandes Loges de ce pays, dit-il, entreprirent, au commencement de la Guerre d'Indépendance, de secouer le joug des Grandes Loges d'Angleterre cl d'Ecosse — c'est-à-dire du jour où elles commencèrent à sortir de leur condition subalterne et furent portées à prendre un caractère souverain et indépendant —

des tentatives furent faites par des membres de la Société pour

renverser la souveraineté des Grandes Loges d'Etat et mettre à leur place Ain pouvoir de surintendance établi, soit comme Grand Maître de l'Amérique du Nord, soit comme Grande Loge des Etats- Unis. Comme les colonies se réunirent sous un pouvoir fédéral, ainsi, dès le commencement de la lutte pour l'Indépendance, les Loges, longtemps contenues par une longue habitude de soumission aux Grandes Loges mères d'Europe, essayèrent dès le début du conflit, après que toutes relations politiques entre l'Angleterre et l'Amérique furent rompues, d'instituer l'office de Grand- Maître des Etats-Unis' ».

La première tentative, semble-t-il, fut faite le ?7 décembre 1779 et répétée sans succès à dilTérentes époques jusqu'à ce que. à la Convention de Chicago, en 1859. elle fut, paraît-il, finalement abandonnée -.

Parmi les races latines, les Grandes Loges sont appelées Orients, et leur pouvoir est un peu plus étendu que celui des Grandes Loges américaines. « La plupart des Grandes Loges établies par les races latines, dit le Dr. Mackey, telles que celles de France, d'Espagne, d'Italie et des Etals de l'Amérique du Sud, ont reçu le nom de Grands Orients. Ainsi ce mot est, en un sens, synonyme de Grande Loge, mais ces Grands Orients ont souvent une juridiction plus étendue que les Grandes Loges ; ils exercent fréquemment leur autorité sur les plus hauts grades, ce qu'interdisent les Grandes Loges anglaises et américaines. Ainsi, le < ïrand Orient de France exerce

Page 1