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28 LENSEIGNEMENT MAÇONNIQUE
tiquent rinslruclion orale mais qui n'ont pas lie bibliothèque, et les Loges qui en ont une, est que les premières sont plus ignorantes que les secondes. Bi^n loin d'être satisfait des enseignements oraux de la Loge, le Dr. Mackey les appelle « le squelette inanimé de la Maçonnerie, auquel les commentaires écrits communiquent vitalité, beauté, santé et vigueur», en lui donnant « des muscles, des nerfs et des vaisseaux sanguins '».
Pourquoi, alors, ne pas soustraire les principes de la Maçonnerie à la domination de *< la mémoire traîtresse, du jugement faible et de l'imagination fertile »,et pourquoi ne pas les confier aux vivifiantes mains de linslruction écrite ? Pourquoi la Maçonnerie, s'il est vrai qu'elle délient une mission de suprême importance pour l'humanité, considère-t-elle la parole écrite comme devant lui porter le coup mortel ?
Les raisons du Dr. Mackey ne satisfont pas res[)ril. Nous pourrions en suggérer d"aulres, mais nous ne ferons (|ue suggérer les deux suivantes : 1'- sa mission, à cause de sa nature même, des preuves sur lescjuelles elle s'appuie, des fins vers lesquelles elle tend, pourrait bien avoir grand besoin du voilede l'obscurité pour cacher ses traits essentiels, qui, s'ils étaient tout d'un coup découverts, éloigneraient un grand nombre de ceux qu'elle attire par son mystère; 2'' en révélant soudain tout à tous, le moyen qu'emploie la Maçonnerie avec tant de tact, comme nous l'assure le F. . Pike, de faire croire à ses membres des grades inférieurs qu'ils en savent long, alors qu'en vérité ils savent très peu de chose, et de leur persuader qu'elle est sur le point de leur révéler la lumière, alors qu'elle n'a aucune intention de le faire, ce moyen, dis je, ne trouverait plus place dans le système maçonnique. Ce besoin de se cacher dans les ténèbres, ce besoin de déception est totalement incompréhensible, si la Maçonnerie est ce qu'elle prétend être, une « Ecole de Vérité ».