‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 39 sur 221 · Masonic Rilualisl, p · texte numérisé non relu

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50 LE CHOC DE l'entrée

librement et volontairement comme candidat aux Mystères de la Maçonnerie ?

*< — Je le déclare.

« — Déclarez-vous sincèrement, sur voire honneur, que vous êtes poussé à solliciter les privilèges de la Maçonnerie par l'opinion favorable que vous concevez de l'Inslilution, et par un désir d'acquérir la science ?

« — Je le déclare.

« — Déclarez-vous sincèrement, sur votre honneur, que vous vous conformerez de plein gré à tous les anciens us et coutumes de la fraternité ?

<( — Je le déclare ' ».

Ayant ainsi déclaré sur son honneur (jne « librement » et de sou propre mouvement, il s'offrait à la Maçonnerie, «poussé par l'opinion favorable... qu'il a de rinstitution et un désir d'acquérir la science » ; ayant promis « qu'il se conformera de son plein gré aux anciens us et coutumes établis » ; — quelle protestation peut-il faire à tout ce qu'on voudrait lui demander? Il est venu librement chercher la science. On lui communique la science, la science maçonnique. Celle-ci va contre ses notions premières — elle choque sa nature morale. Il aurait dû s'y attendre. Etant venu à la Maçonnerie pour y chercher la science raaçonni({ue, il devait supposer (piécette science et les principes propres à la Maçonnerie, n'étaient ni la science ni les principes qu'il possédait déjà. S'il est venu à la Maçonnerie pour y trouver une doctrine non maçonnique, il est un sot.

Mais sa conscience s'alarme? Qu'y peut-on? Les vieilles erreurs ont peine à mourir, nous le savons ; si ses principes lui sutlisaient, pourquoi est-il venu àla Maçonnerie? Il ne peulinvoquer li nportunilé des amis — car il a déclaiv, sur son honneur, on présence de trois témoins, (piil ne sest pas rendu aux « sollicitations intempestives d'amis » ; il ne peut davantage exprimer des craintes sur ce que la Maçonnerie exigera de lui, car n'a-t-il pas déclaré solennellement qu'il vient avec « une opinion favorable de l'Institution » et « un désir d'acquérir la Science » ? Pieds et poings liés par sa parole d'honneiu-, pour ne rien dire du serment de secret que nous ne mentionnons pas ici, il est obligé daller de l'avant. Il est veiui à la Maçonnerie librement ; il a librement consenti à subirses conditions pourvu qu'elle l'instruise ; la Maçonnerie l'a pris au mot, et il subit la logiqiie de sa situation. Mais retournons à notre Leçon.

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