I. Mnsnnic Bilurilist. j. p
ET LE CHOC DE l'iLLUMINATION 51
« Et de là vient, dit le i?/7Ma/is/, que, chez les Grecs, le même mot signifiait à la fois mourir et être initié. Mais, pour celui qui croit à rimmortalité, la mort n'est qu'une nouvelle naissance. Or, cette nouvelle naissance devrait être accompagnée de quelque cérémonie pour indiquer symboliquement et pour imprimer dans l'esprit cette rupture des anciens liens et la formation des liens nouveaux. D'où il ressort que l'impression de cette idée est faitepar le symbolisme du « choc à l'entrée ». Le monde disparaît — les chaînes de l'erreur et de l'ignorance qui avaient jusqu'ici tenu le candidat dans une captivité morale et intellectuelle vont être brisées — les portes du Temple ont été largement ouvertes et la Maçonnerie est apparue au néophyte dans toute la gloire de sa forme et de sa beauté, pour ne lui être révélée cependant que lorsque la nouvelle naissance serait complètement effectuée. Ce moment solennel passera-t-il inaperçu? Ce grand événement — le premier de la vie maçonnique de l'aspirant — n'aura-t-il aucun retentissement perceptible ? La première entrée dans la Loge — la naissance dans la Maçonnerie, comme on l'a appelée avec raison — ne serait-elle pas symbolisée par quelque signe extérieur ? Le symbolisme de notre science, toujours prêt en toute occasion, avec ses beaux enseignements, sera-t-il en cette seule circonstance muet et insignifiant ? Ou plutôt, les Fils de la Lumière qui sont témoins de cette scène impressionnante ne ferontils pas, comme les enfants de Korah qui, lorsque cessa la captivité de Babylone et lorsqu'ils entrèrent de nouveau dans le Temple, s'écrièrent dans un enthousiaste élan de joie reconnaissante : « 0 peuples, applaudissez tous ; criez vers Dieu avec la voix du triomphe ? ».
« Le Choc de l'Entrée, conclut celte section de la Leçon, est donc, « pour le candidat, le symbole de la rupture des liens qui l'attachaient au monde, et son introduction dans la vie de la Maçonnerie. Cest le symbole des agonies de la première mort et des angoisses de la nouvelle naissance * ».
Etre initié à la Maçonnerie est donc mourir à ce qui n'est pas maçonnique; car « être initié », c'est ■< mourir ». Mais, comme nous en a aimablement prévenu le F.-. Pike, toutes les religions particulières, catholique, protestante, juive, bouddhiste, mahométane ne sont pas maçonniques, puisque chacune d'elles a superposé une multitude d'erreurs morales et intellectuelles sur les pures vérités fondamentales enseignées et conservées dans la seule Franc- Maçonnerie. Ces religions sont hors des portiques de la Loge; elles sont le monde profane ; elles sont dans l'ignorance de la Lumière