‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 5 sur 221 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

jusqu'en 1854, où il fut fait Grond Pontife. Etant constamment réélu, il conserva ces fonctions jusqu'en 18G7. Au moment de l'organisation d'un Grand Conseil de « Royal and Select Masters » dans la Caroline du Sud, il fut élu Grand-Maître. II exerça une puissante el utile influence sur la Maçonnerie de ce pays pendant la période durant laquelle il remplit ces importantes fonctions dans la Grande Loge, le Grand Chapitre et le Grand Conseil. Grâce à ses soins diligents, elle passa d'un état de faiblesse à une grande prospérité. Ses rapports annuels sur la Correspondance étrangère, ses conférences instructives et ses discours lui valurent une réputation qui s'étendit aux Corps qu'il représentait. En 1859, les Maçons de >< Royal Arch » des Etats-Unis, l'élurent, lors de leur Assemblée Triennale de Chicago, à la plus haute situation dont ils disposaient : celle de « General Grand High Priest » (Grand Pontife Général ; il la conserva pendant six ans. Le Dr. Mackey s'intéressa de bonne heure à la Maçonnerie du Rite Ecossais, dont la philosophie cachée convenait à son tempérament. Il reçut, en 1844, le 33" ou suprême degré de ce rite, et devint membre du Suprême Conseil de la Juridiction méridionale des Etals-Unis. Il en fut immédiatement élu secrétaire général, situation qu'il conserva sans interruptioajusqu'à sa mort. Pendant plusieurs années, il fut le membre le plus ancien du Rite aux Etats-Unis ; en celle qualité, il occupait la position de Doyen du Conseil. En témoignage de son respect et de son estime, cette Suprême Institution décréta que, durant la vie du Dr. Mackey, l'olllce de Secrétaire Général serait élevé au troisième rang, alors que régulièreme.nt il était au sixième.

« Les travaux du Dr. Mackey ont plus contribué que ceux de tout autre, aussi bien dans ce pays qu'en Europe, à enrichir la littérature et la science de la Franc-Maçonnerie. Robert Morris, qui fut le mieux à même d'en juger, a dit en 1856, dans ses Reminiscences : « La figure du Dr. Mackey, en tant qu'historien et écrivain profond et lucide dans tout ce qui concerne la Maçonnerie, est, nous le croyons, sans égale parmi tous les auteurs contemporains, sauf le vénérable Dr. Oliver, d'Angleterre ».'

Non content de ce tribut d'estime, le F.'. McClenachan, dans son Addendum kVEncyctopaedia of Freemasonry-, du Dr. Mackey, ajoute :

« Allcndu que les novices, aussi bien que les esprits déjà avancés, recherchent, comme c'est leur droit, dans un ouvrage de ce genre, les derniers résultats des travaux maçonniques, j'ai entrepris, non sans quelque défiance, de continuer et de compléter V Encyclopaedia of

1. Encyclopaedia of Freemasonry, éd. de 1906, pp. 916 et 917.

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