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80 PLis m: lumikri: sir la ihanom aoonnerie américai>e
Klli^ ninlervienl duns aucun creilo on doc-trine confessionnelle, elle ne touche que la vérité religieuse fondamentale — pas assez pour annuler la nécessité du système chrétien du salid, mais plus que sullisamment poiu" démontrer qu'elle est, dans tous les sens philosophiques du terme, une institution religieuse, celle dans laquelle le Maçon chrétien sincère trouvera, pourvu qu'il les cherche avec ardeur, des modèles de sa propre foi exaltée et divinement inspirée » ' .
r>eprenons : La Maçonnerie n'est pas le Christianisme — nous aclmettons cela sans peine ; mais nous ne pouvons convenir aussi volontiers qu'elle ne se pose pas en remplaçante. Nous avons clairement prouvé que. par sa nature même, elle en était le >< substitut » ; que ce soit inleniionnellement ou non, qu'elle se présente ou non comme telle, ceci est, quant à présent, en dehors de la question. Cependant, s'il s'agit de s'entendre sur un simple mot. satisfait d'avoir prouvé que lo Mat-onnerie, en tant que religion, justifie parfaitement la définition anglaise de ce mol, nous consentons à admettre que, dans un certain sens, on peut laisser passer l'assertion de Mackey. (^-ar un « substitut »peut être parfait ou imparfait. 11 peut remplacer complètement ou dans cpielques détails seulement. S'il remplace dans tous les détails, il est complet et parfait ; s'il n<^ remplace que dans quelques détails seulement, il est un « substitut » incomplet et imparfait. Si par substitut, le Docteur Mackey entend un substitut parfait, nous pouvons admettre sans hésiter que la Maçonnerie n'a pas une telle prétention. Puisqu'elle se dit être le professeur cle la Vérité divine dans toute sa pureté, elle ne pourrait représenter à la fois la masse des «corruptions» qui. dans sa propre idée, constituent les formes du Christianisme autour de nous. Tout cœur maçonnique éclairé et sincère doit rejeter ces corruptions, et il n'est pas nécessaire de les rem|»lacer. Mais. comme nous l'avons e\pli(|U(''. en rejetani ic qui couslilue essenliellenicnl le Christianisme, on détruit le Christianisme tel (ju'il est actuellement professé, même si. dans la théorie ma<;ouni(pie, cette destruclion est supposée n'èlrc <jue la restaurai ion du pur Christianisme et son reto::r à l'enseignement du Christ. Le Christianisme, tel qu'il est dans nos coeurs et dans le coMH" de ceux (pii nous entourent, n'est plus.\'»)us été-; libre, il est \ rai. de ne pas appelei' cela « s'ingérer » dans notre foi, car ingérence cl destruction ne sont pas synonymes* Vous pouvez, dire (pie la foi religieuse Maç()nni(pie. professée maintenant par l'initié, ne se « substitue » pas à la foi chrétienne qu'il professait auj)ara\anl ; il n'en reste pas moins certain que, s'il