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EN TANT OLE liELlGION 81
est sincère ot honnête, ledit initié conviendra que sa foi (dn-étienne appartient au passé. A l'avenir, il ne conlessera plus que la [)ure loi maçonnit[ue. dont notre auteur nous dit dans cette même phrase qu'elle « n'est pas le Chrislianisme ». La Maçonnerie « n'intervient pas dans les credos ou les doctrines confessionnelles >> ; elle les fait disparaître, non dans l'esprit des Maçons exotériques et sans instruction, mais dans l'àme des Maçons ésolériques et éclairés, comme le prouve l'expérience et comme le confirmera de plus en plus notre étude.
Mais ce que nous voulons nier absolument, c'est que la Maçonnerie « ne détruit pas... le système chrétien du salut ». En elTet, si la doctrine chrétienne du salut était nécessaire à la Maçonnerie, elle n'admettrait pas dans sou sein des Juifs, des Boudilhisles, des Mahometans et des sectateurs de Confucius, qui rejettent cette doctrine chrétienne du salut. Dans cet article même, d'où nous tirons nos citations, notre auteur nous dit que la Maçonnerie «< n'est pas le Judaïsme, quoiqu'il n'y ait en elle rien d'oiîensant pour le Juif ». Soutiendrait-il que la doctrine du salut, qui est essentiellement fondée sur le Christ, le Messie qui est venu, n'a rien de répugnant pour la foi religieuse du Juif?
Ce que dit le Dr. Mackey de la « foi exallée et divincmenl inspirée » du Maçon chrétien, ne nous retiendra pas ; car pourquoi la Maçonnerie ne fait-elle pas sienne celte foi, si elle la croit divinement inspirée ? Pourquoi considère-l-el!e le Koran comme divinement inspiré, de même que les Vedas et tous les livres enfin que les différentes religions tiennent pour divins? Nous traiterons ce sujet dans les chapitres « La Maçonnerie américaine et le Christianisme » et « La IMaçonnerie américaine et la Bible ». Nous n'indiquons ceci qu'en passant. pour montrera nos lecteurs combien peu tie confiance il faut avoir en ces expressions d'apparence chrétienne, lorsqu'elles sont employées par des écrivains maçonniques.
» Toute vraie Maçonnerie, poursuit notre auteur, lend vers la religion. Si elle fait quelque progrès, c'est dans celle direclion sainte. Considérez ses anciens préceptes i Landmarks;, ses cérémonies sublimes, ses allégories et ses symboles profonds, inculquant tous la doctrine religieuse, j)rescrivant la pratique des devoirs religieux, enseignant la vérité religieuse, et dites-nous ({ui pourrait nier qu'elle est une institution éminemment religieuse? ' ».
Certes, nous ne le nions pas. Elle est une institution éminemment religieuse dans sa forme particulière de religion ; cl nous remoicions le Dr. Mackey, qui confirme tie plus en plus notre opinion que