Encijcloon'dia o/ Freemasonry
la source de lillumination religieuse de la Maçonnerie I C'est en de telles mains qu'on nous< demande|de déposer les destinées éternelles et temporelles de l'humanilé !
Fier de celte identité prouvée avec le paganisme, tel qu'il est contenu dans les Mystères pa'iens, nous entendons sans étonnement noire auteur appeler les païens « ses frères » de Rome.C'esten parlant de la foi ou de la fidélité, symbolisée par la main droite, qu'il dit:
« La main droite a de tout temps été l'emblème de la fidélité, et nos anciens frères adoraient la divinité sous le nom de Fides ou de Fidélité, que l'on représentait quelquefois par des mains droites jointes ou encore par l'image de personnages se tenant par la main droite. Numa, le premier, éleva un autel à Fides, e[, sous ce nom. l'on vénéra la déesse des serments et de l'honnêteté. Les obligations contractées en son nom étaient considérées comme plus ilnvîolables que d'autres ».
Il est. certes, très édifiant de voir k nos anciens frères » adorer la divinité sous la forme d'une déesse païenne, et notre Frère Numa lui élever, le premier, un autel ; mais quoi qu'elle puisse être chère à nos frères contemporains, ce n'en est pas moins de l'idolâtrie pa'ïenne.
Remarquez de quelle façon le candidat en Maçonnerie est de plus en plus attiré vers le paganisme.
D'abord les mystères païens fournissent des modèles au symbolisme maçonnique ; puis la pratique des cérémonies païennes apporte l'évidence que ces Mystères et la Maçonnerie ont une origine commune ; ensuite on fait remonter la Maçonnerie moderne auxMystères mithriaques de l'adoration du soleil et du phallus, en passant par les Gnosliques et par les Maçons du moyen âge ; et nous voyons que c'est à ces Mystères qu'on renvoie le candidat pour y trouver l'explication vraie de la plupart des symboles de la Fraternité, en lui donnant l'assurance qu'il l'y découvrira; maintenant le candidat nous est représenté fraternisant avec les adorateurs d'une divinité païenne. et recevant des païens l'emblème de la fidélité. Les obligations contractées au nom de la « fidélité » sont plus inviolables que toutes les autres. C'est ainsi qu'on sème les graines qui produiront leur fruit en leur temps.
El qui se serait imaginé que l'idée même de « constructeur », la plus essentielle en Maçonnerie, est une idée païenne ? Ce n'est pas nous, certes, car nous avions tellement entendu parlerdu Temple de Salomon et de ses rapports avec la Maçonnerie que nous nous imaginions bénévolement que, si tout le reste était païen en Maçonnerie, cette idée du moins pouvait revendiquer une autre parenté. Hélas ! comme malgré tout ce qu'on nous avait appris, nous nous
rendions peu compte de Fidentilé parfaite qui existe entre les Mystères du Paganisme et la Maçonnerie I L'idée du constructeur de temple est aussi païenne que tout le reste.
Tandis que les Maçons discutent sur la dérivation du mot Maçon, ils sont tous d'accord sur sa signification. Un Maçon est un bâtisseur. Sur ce point, tout le monde s'entend. Il n'est pas un bâtisseur d'édifices matériels, comme le sont les maçons d'aujourd'hui et comme l'étaient ceuxdes temps passés ; son œuvre, telle qu'il l'entend, c'est la construction de l'humanité. Nous lisons dans Le Symbolisme de la Franc-Maçonnerie, pp. 8d et;86,que les maçons de l'antique Jérusalem construisaient un temple terrestre et matériel qui devait être consacré au service et au culte de Dieu — une maison dans laquelle Jéhovah devait habiter visiblement par sa Chekinah (sa [gloire ), et d'où il devait, par Urim et Thummim, faire entendre ses oracles pour gouverner et diriger son peuple choisi.
« Mais l'art opératif (la construction des édifices matériels) ayant cessé pour nous, nous, en tant que Maçons spéculatifs, symbolisons les labeurs de nos prédécesseurs en nous employant à la construction d'un temple spirituel dans nos cœurs, temple pur et sans tache, digne d'être la demeure de Celui, qui est l'auteur de toute pureté — où Dieu sera adoré en esprit et en vérité, et d'où toute mauvaise pensée et toute passion déréglée seront bannies, comme le pécheur et le Gentil étaient bannis du sanctuaire du temple juif.
« Cette spiritualisation du Temple de Salomon est la première de toutes les instructions de la Franc-Maçonnerie, la plus importante et la plus profonde de toutes ».
Tout ceci, qui semble si orthodoxe, si chrétien même, est purement païen. Le Masonic Ritualist nous en informe aux pp. 112 et 113. « L'idée de la légende (du constructeur de Temple; fut certainement empruntée aux Anciens Mystères dont la leçon était la même que celle que l'on trouve dans le troisième degré de la Maçonnerie ». Expliquez le Temple comme vous l'entendrez ; qu'il représente, si vous le voulez, comme il le fait souvent, le corps de l'homme, c'est ainsi que le Christ parle du Temple de son corps; qu'il représente l'âme humaine, le monde en général, l'humanité présente et future ; le constructeur de tous ces temples, c'est la Maçonnerie ; et le modèle auquel chacun d'eux doit se conformer doit être pris dans les anciens mystères du paganisme. L'idée leur est empruntée. « Le Temple égyptien, dit le Dr. Mackey, était le véritable archétype du tabernacle mosaïque, de même que celui-ci était l'archétype du Temple de Jérusalem ».Le symbolisme basé sur ce Temple devait, en dernier ressort, se rapporter au Temple égyptien. Considérez donc, cher lecteur, si vous le pouvez, le but vers le
quel est dirigée rinfliience maçonnique secrète du monde actuel, et quelles doivent OLi-e les conséquences de cette influence, alors »jue c'est le paganisme, concentré et exprimé dans l'idée d'un temple païen. qu'elle s'elTorce sans cesse d'établir. en y employant toutes ses énergies. La vie physiijue, morale et intellectuelle de chacun ; la constitution de la famille, de l'Etat : la religion de l'humanité, les destinées él(MnellPs de l'âme, tout cela doit être moulé sur le modèle d'un temple païen. Voilà quel est le but de la Maçonnerie en enseignant la Vérité Divine.
Mais un temple était essentiellement l'endroit où l'on adorait ; et le culte. chez les païens, nous assure la Maçonnerie, était de deux espèces : le culte idolâtre du commun du peuple et le culte secret des Mystères. La Maçonnerie rejette le premier et adopte le second. Le Temple. en tant qu'il exprime ce culte et qu'il s'identifie avec lui, est donc le type que la Maçonnerie propose aux yeux ésotériques, et ce culte est, comme nous l'a dit notre auteur, le culte phallique. « Au soleil, aussi, doit être rendu le culte phallique comme au régénérateur et à celui par qtii toutes choses sont revivifiées, et ce culte constitue la partie la plus importante des mystères ' ». Sur ce dernier point, il n'y a aucun doute, car toutes les pages des ouvrages de Mackey abondent en citations qui le confirment; nous ne les prodiguons pas à nos lecteurs par respect pour leurs sentiments. Si nous sommes paifois obligé de froisser leur délicatesse, il faut nous excuser, car il nous est impossible de parler loul au long de la Maçonnerie sans avoir alVaire à son essence.
Dans son article sur le culte phallique -, le Dr. Mackey, après avoir explicpié le sens du mol, dit que ce culte passe pour avoir pris naissance en Egypte, où, après le meurtre dOsiris par Typhon, dans lequel il faut voir le symbole de la destruction de la lumière solaire par la nuit, Isis, sa femme, ou le symbole de la nature, se mit à la recherche de son corps mutilé ; elle en trouva, dit-on, toutes les parties, sauf les organes générateurs. Ce mythe symbolise tout simplement le phénomène du coucher du soleil qui, une fois disparu, perd sa puissance fécondante et vivifiante. Le phallus était donc, en tant que principe générateur du mâle, universellement vénéré parijii les anciens, et il l'était comme rite religieux, sans qu'il y eût le moindre rapport à toute application impuri' ou lascive ».
Notre auteur ne nous dit j)as pourquoi, dans les mystères, il fallait vénérer le principe générateur du mâle ; il se contente d'expo-