Ibid., p. Cife
DE LA FRAWC-MAÇONMERIE AMÉRICAINE ll3
manque. Voici d'abord le mot épelé maçonniquement « G. O. D. Les trois lettres initiales de Gomer, Oz, Dabar ». C'est là une singulière coïncidence, continue-t-il, qui mérite de retenir notre attention : « Les lettres qui composent le nom anglais de la divinité se trouvent être les initiales des mots hébreux : sagesse, force, beauté, les trois grandes colonnes ou supports métaphoriques de la Maçonnerie. Elles présentent la raison presque unique qui puisse faire accepter aux Maçons l'emploi de la lettre G suspendue ostensiblement à l'Est, dans la Loge, au lieu du Delta. La coïncidence semble être plus qu'un accident fortuit * ».
Sans nous attarder sur la répugnance qu'éprouve le F.-. McClenachan à employer le mot Dieu pour dénommer la Divinité maçonnique, répugnance qu'il n'arrive à surmonter que lorsqu'il a découvert dans ce mot les initiales des colonnes ou piliers qui, métaphoriquement, soutiennent la Maçonnerie, nous passons bien vile, tout surpris de nous voir si soudainement rejetés sur ces fameuses colonnes dont le sens phallique nous a été révélé au chapitre précédent. « Le monolithe, ou colonne ronde qui se dresse seule, nous dit le Dr. Mackey, était pour les anciens une représentation du Phallus, symbole de la force créatrice et génératrice de la divinité, et c'est dans ce pilier phallique qu'il nous faudra trouver la véritable origine du culte des colonnes qui n'était qu'une des formes du culte phallique, le principal des cultes auxquels se livraient les païens- ».
Il est certain que le culte rendu à une divinité donne une idée de ce qu'elle est, et que le culte phallique nous amène logiquement à déduire qu'il convient à la Divinité à laquelle il est rendu ; mais nous tenons tant à ne rien affirmer en dehors de ce que nous pouvons prouver clairement, que nous aurions hésité à tirer une telle déduction, si le F.-. Me Glenachan ne nous avait pas présenté Dieu sous la forme des piliers de la Loge.
" Mais le F.-. Mackey va confirmer ce que le F.-. McGlenachan vient de nous dire assez clairement.
« J'ai par ailleurs, nous dit-iP, traité très à fond du sentiment en faveur chez les anciens qui croyaient que la Divinité Suprême était bisexuelle ou hermaphrodite, renfermant dans l'essence de sa nature les principes du mâle et de la femelle, les forces génératrices et prolifiques de la nature. Telle était la doctrine universelle de toutes les religions anciennes, doctrine qui trouvait un