‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 81 sur 221 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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n'existe », hâtons-nous de poursuivre notre Elmle, préparés comme nous le sommes maintenant pour recevoir la dernière leçon de la Maçonnerie, celle qui les couronne toutes et qui est la conclusion des 861 pages de Morals and Dogma of Freemasonry, du F.-. Pike. Nous allons citer le passage tout entier, et nous chercherons des éclaircissements aux sources autorisées.

Pike nous a parlé de l'harmonie de l'Univers comme étant dans la Divinité de Tintinie Sagesse et de l'infinie Puissance la résultante de forces variées et contraires en contlit, etc., etc., et il conclut :

« De l'action et de la réaction mutuelle de ces contraires agissant deux à deux résulte ce 'qui forme avec eux le Triangle, symbole de la Divinité pour tous les Anciens sages : c'est ainsi que d'Osiris et d'Isis sortit Har-œri, le Maître de la Lumière, de la Vie et du Verbe créateur ».

L'idée du F.-. Pike est celle-ci : Prenez n importe (pielle paire des contraires nommés, comme par exemple la Sagesse Infinie et la Puissance Infinie ; de leur union va sortir un troisième être qui formera avec les deux premiers une trinité. Cette trinité ou ces trois choses peuvent être symbolisées par un triangle, ou figure à trois côtés, comme on le faisait pour Osiris, Isis et leur progéniture Har-œri ; car le triangle était considéré par les anciens comme un symbole de la Divinité. Ainsi éclairés, écoutons son enseignement. « Aux angles d'un triangle se trouvent, avec leur signification symbolique, les trois colonnes qui supportent la Loge ; celle-ci est elle-même un symbole de l'Univers ; et ces colonnes sont la Sagesse, laj F^uissance. l'Harmonie ou Beauté >■. l

Comme on représente la Divinité par un triangle, dit-il, et qu'elle supporte l'Univers, on peut également représenter la Divinité par les trois colonnes de la Loge, la Sagesse, la Puissanceet la Beauté réunies en triangle pour supporter la Loge, puisque, comme nous l'avons vu. la Loge elle-même est un symbole du monde. Dans ce triangle de colonnes, notre lecteur se verra irrésistiblement ramenéauC.O.D.(Gomer,()z, Dabar)de Mac Clenachan.G.O. D.dont nous avons déjà expliqué la signification sexuelle dans ce chapitre. Le fait qu'on a pu employer le terme G. O. D. pour représenter les forces procréatrices et j)roliti(|ues de la Nature, a été la seule raison (pie le Frère a pu imaginer pour expliquer la présence de ce mol dans la Maçonnerie. Le Dr. Mackey, lui aussi, nous a surpris en nous donnant la Divinité comme bissexuée chez tous les anciens peuples, et en nous promettant de nous prouver(pie Jehovah n'était point une exception à la règle. Quoi d'étonnant dès lors à ce que, après avoir suivi aussi docilement le F.-. Pike, nous nous aperce-

vions qu'il nous ramène aux mêmes colonnes ou piliers phalliques de la Loge, pour nous révéler sous leur ombre, dans son instruction dernière au sublime Prince du Royal secret, le 32°"^ du Rite Ecossais, lunilé de Ihomme et de Dieu, la divinité de l'homme.

» Un de ces symboles qui se trouvent, dit-il, sur la planche à tracer du grade d'apprenti, enseigne cette dernière leçon de la Franc-Maçonnerie. C'est le triangle rectangle, qui représente l'homme, comme une union du spirituel et du matériel, du divin et de l'humain. La base mesurée par le nombre 3, le nombre du triangle, représente la divinité, le divin ; le côté perpendiculaire, qui a pour mesure le nombre 4, le nombre du carré, représente la terre, le matériel et l'humain ; l'hypoténuse, qui a pour mesure le nombre 5, représente ce qui est produit par l'union du divin et de l'humain, c'est-à-dire l'âme et le corps ; 9 et 16, carrés de la base et du côté perpendiculaire, étantadditionnésensemble, donnent le total 25, dont laracine est 5, qui est la mesure de l'hypoténuse.

« Et comme dans chaque triangle de perfection, ajoute Pike, un est trois et trois est un, de même l'homme est un, tout en étant d'une double nature, et il n'atteint les buts de son être que quand les deux natures qui sont en lui, se trouvent en exact équilibre, et sa vie n'est une œuvre parfaite que quand elle est aussi une harmonie, qu'elle est belle, comme les grandes harmonies^de Dieu et de l'Univers.

M Telle est, mon Frère, dit-il pour conclure, telle est la 'Vraie Parole du Maître Maçon : tel est le vrai Royal Secret, qui rend possible, et finalement rendra réel le Saint Empire de la vraie Fraternité Maçonnique. Gloria Dei est celare 'Verbum. Amen * ».

Nous avons donc suivi jusqu'à présent la Nature dans ses retraites les plus secrètes, et nous avons trouvé la divinité de l'homme. Nous avons étudié la Géométrie, et nous avons trouvé le triangle rectangle ; il exprime cette vérité : que le carré du côté opposé à l'angle droit est égal à la somme des carrés de^la base et du côté perpendiculaire. On nous apprend que la base représente le divin, que la perpendiculaire représente l'humain ; que l'hypoténuse représente l'homme, c'est-à-dire la résultante. La Géométrie, « la première et la plus noble de toutes les sciences, la divine vérité^de la Maçonnerie, étudiée sous des Maîtres compétents, nous a conduits ainsi à la déité bissexuée, hermaphrodite, qui est représentée par les colonnes de la Loge, par le point dans le cercle, etc. etc.

Mais où est exactement le divin dansjl'homme ? Où est l'humain ? Pouvons-nous trouver une autre expression pour désigner

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