Encyclopœdia, pp
DE LA FRANC-MAÇONNERIE AMÉRICAINE l2&
çonnerie pour en savoir plus Jong\ Elle nous a invités à étudier la Géométrie, et la Géométrie nous a renvoyés à l'étude de la Nature. C'est ce que nous avons fait. Nous avons appris que la Nature pouvait être appelée Dieu ; — que l'Univers était une émanation de Dieu, — que les Créatures étaient les idées mêmes de Dieu, arrivées à l'existence. Nous avons découvert que les anciens sages appelaient Dieu l'âme de l'Univers — que notre Frère Pythagore identifiait la Nature et Dieu, qu'il faisait de la Nature une Grande Divinité, et de l'homme un résumé de celle-ci. Nous avons appris des kabbalistes,nos théologiens en qui nous avons confiance, que Dieu et la Nature étaient une seule chose, que dès lors Dieu et l'Humanité étaient fune même chose. Nous avons été mis en présence de Dieu identifié avec la Raison, si bien que Dieu était la Haison, que la Raison était Dieu. Et finalement, la leçon suprême et dernière de la Maçonnerie, le Royal Secret, c'est que la Divinité de l'Homme est clairement enseignée dans la formule géométrique du triangle rectangle, qu'Osiris et Isis engendrent Horus, que les facultés procréatrices de la Nature produisent l'Univers, que l'union de la Divinité et de l'Humanité donne naissance à l'Homme divin, vieille théorie païenne qui fait tous les Dieux bissexués.Nous voilà arrivés à la religion naturelle, à la grande révélation de la Nature ; nous voilà possesseurs du Nouveau-Testament maçonnique, dans lequel «celui qui a pris chair et a habité parmi nous», ce n'est pas le Jehovah chrétien incarné en Jésus-Christ, mais le « Père inconnu » de la Maçonnerie, le Jéhovah de la Kabbale. Un Homme divin, un Dieu incarné, non point en Jésus-Christ, mais dans la seule humanité, telle est la Divinité révélée par la Maçonnerie.
CHAPITRE IX La Fraxo- Maçonnerie américaine et le Jéhovah kabbalistique
D'après ce que nous a dil le F.-. Albert Pike sur l'indilTérence de la Maçonnerie pour le nom de Dieu, qui « est de la moindre importance »', nous pourrions nous imaginer que la Fraternité est, en effet, complètement indilTérenle sur ce point. Elle l'est, il est vrai, dans un sens ; mais dans un certain sens seulement, et c'est notre sens. Peu importe le nom donné à notre Dieu : que ce soit Bouddha, Jupiter, Zeus. Osiris ou tout autre ; notre Dieu n'étant pas la vraie Divinité maçonnique, le nom que nous donnons à un faux dieu en vaut un autre. C'est pourquoi le F.*. Mackey regrette que la lettre G soit prise comme syml)ole de Jéhovah, et le F.-. McCIenachan serait inconsoUiide d'appeler la divinité maçonnique God (Dieu), si le mol G. 0. D. ne désignait pas les colonnes phalliques de la Loge. « Elles sont presque la seule raison qui puisse faire accepter au Maçon l'emploi de la lettre (i suspendue ostensiblement à l'Est dans la Loge, au lieu du Delta «^
La Maçonnerie n'est donc pas aussi indifférente qu'elle le veut bien dire. Tout au contraire, (piand elle en arrive, non pas au nom de Dieu, car « Dieu » est menteur, mais au vrai nom de la Divinité maçonnique, toute cette indifférence de façade tombe, et nous voyons la secte exhorter ses adeptes en toute occasion, sans trêve ni merci, à poursuivre sans relâche la recherche du vrai mot, le nom de la Divinité, qui leur révélera la Vérité divine, la nature et l'essence du Dieu maçonnique.
« La recherche du Mol ", nous dit le Dr. Mackey'. est un résumé de la marche intellectuelle et religieuse de l'Ordre, depuis le temps de la dispersion de Babel, alors que les foules furent ensevelies dans les profondeurs des ténèbres inlellecluelles, où laV^érité semblait être a jamais éteinte. Le vrai nom de Dieu fut perdu, sa vraie nature méconnue ; les divines leçons communiquées par notre père Noé, oubliées ; les anciennes traditions, corrompues ; les vieux