LA FRANC-MAÇONNERIE AMÉRICAINE ET LE JEHOVAH KABBALISTIQUE
symboles, pervertis. La Vérité fut enterrée sous les décombres du Sabéisme, et le culte idolàtrique du soleil et des étoiles remplaça celui du vrai Dieu ».
« La recherche du Mot — pour retrouver la Vérité divine — cela, et cela seul, est l'œuvre du Maçon, et le Mot sera sa récompense »*.
Notre auteur prouve, aux pp. 376-381 de son Encyclopsedia, que ce nom est Jéhovah. « De tous les mots significatifs de la Maçonnerie, nous dit-il, Jéhovah est de beaucoup le plus important. Reghellini affirme avec raison qu'il est « la base de notre dogme et de nos mystères ». « En hébreu, il se compose de quatre lettres mni; c'est pourquoi on le nomme le Tétragramme, ou nom de quatre lettres, et, comme il était défendu aux Juifs, ainsi qu'il l'est aux Maçons, de prononcer ce nom, on l'appelait encore le nom Ineffable ».
« En Maçonnerie, continue-t-il, comme dans les mystères hébraïques, on l'appelle le « Mot », le « Vrai mot » ou le « Mot Perdu », le symbole de la science de la Vérité divine, ou la vraie nature de Dieu- ».
Notre lecteur doit se rendre compte de la lumière que projette sur la Divinité maçonnique le sens attaché à ce mot par la Maçonnerie elle-même, puisque ce mot est la « base du dogme et des mystères maçonniques ».
Cependant, malgré son importance capitale, quelques juridictions maçonniquçs de ce pays et les Loges d'Angleterre ont préféré d'autres noms à celui de Jéhovah comme base des dogmes maçonniques et comme abrégé de la vérité divine de la Maçonnerie ; mais cette préférence même va nous être d'un grand secours dans notre étude, en nous montrant de plus en plus la tendance de la pensée et de la théorie maçonniques.
Ecoutons le Dr. Mackey : « Quoiqu'il n'y ait peut-être pas, dans tout le système ésotérique de la Maçonnerie, de point plus clairement établi que celui qui fait du Tétragramme le mot essentiel, on a admis dans quelques juridictions de ce pays des innovations qui ont changé ce mot en trois autres ; ceux-ci sont tout simplement des noms divins provenant d'autres langues, mais qui ne possèdent aucunement le symbolisme sublime, propriété exclusive du vrai nom de Dieu. Il faut dire que le Grand Chapitre Général des Etats- Unis blâma dans un de ses règlements l'innovation de ces termes explicatifs et rétablit le Tétragramme ; mais cette déclaration de