Brown's Dictionary of Gesenius
134 L.\ FHANC-MAÇONNERIE AMÉRICAINE
Kal)b;ilistps ii';itlrihiiai»Mil pasà la \iaie Diviiiilé les organes sexuels; mais il n a jamais dil ijue Jehovah en élail dépourvu ; el Jéliovah esl, comme nous la si clairement prouvé le Dr. iMackey. la Divinité de la Maronnerie.Ne conl'ondez pas les deux. La ]\la<;onnerie n'a aucun lapporl avec ce (ju'elle appelle la Vraie [)ivinité, l'Absolu. C'est le Pater Agnosios des Gnostiques, l'Inconnu el l'Inconnaissable des philosophes modernes. One peuvent avoir atlaire avec lui les gens pratiques? Mais permettons au V. . Pike d'exposer lui-même ses idées.
« De sols commentateurs, nous <lit-il ', ont dil que la Kabbale prêtait à la Vraie Divinité des caractères sexuels. Il n'y a rien dans le Zohar ou dans aucun de ses commentaires (pii justifie semblable assertion. Toute la doctrine de la Kabbale repose au contraire sur cette proposition londamenlale (jue la Vraie Divinité esl Infinie, étendue à tout, sans borne ni détermination, et, parconséquent, sans forme. Pour commencera opérer la création, Elle a dû, tout d'abord. elTectuer un vide en Elle-même. A cette fin, la Divinité, dont on peut exprimer approximativement la Nature en la définissant la Lumière informe et illimitée qui remplit l'espace, se contracte en tous sens par une rotation intérieure, et produit ainsi une sorte de vide, dans le(piel, seul, reste un vestige de sa Lumière ; et 11 répand ses émanations, c'est-à-dire des parties de sa Lumière ou Nature dans cet espace sphérique ou circulaire ; c'est à quelquesunes de ces émanations qu'on attribue symboliquement les caractères sexuels ».
Il faudrait, pour discuter le nombre considérable d'absurdités entassées dans ces lignes et dans les suivantes, disposer de plus de place que nous n'en avons ici ; aussi ne ferons-nous qu'appeler l'attention sur quelques points. La vraie Divinité du F.-. Pike est matérielle; elle s'étend, se contracte, fait (mi elle-même des espaces vides ; elle émet des parties d'elle-même. Ainsi existante en elle-même avant la Création, elle est inconnue et inconnaissable ; elle n'a pas même de nom. Parconséquent, ni les Kabbalistes, ni les Maçons, leurs élèves, n'ont, comme nous l'avons dit, rien à faire avec sa nature el son essence. Le F.-. Pike et lesj Kabbalistes ne peuvent nous dire qu'une chose sur cette Divinité première, c'est qu'elle est une sorte de lumière remplissant tout l'espace, quoique plus loin dans son livre, le F.-, semble la considérer comme l'élher qui pénètre tout. Qirim[>orte ce: qu'elle était? Cela ne signifie rien : la Divinité de la Maçonnerie, c'est Jéhovah ? Est-il bisexuel ? Voilà la