Ibid., p
Prenez donc l'homme OU le principe mâle humnin ; ajoutez-lui Eve, ou le principe féminin humain, et vous aurez Adam et Eve, les progéniteurs de la race humaine, le Tétragrarame divin, Jéhovah» la divinité bisexuelle que nous cherchions.
«< En renversant les lettres du Nom InelTable, nous dit encore le F.". Pike ' et en le séparant, il devient bisexuel comme l'est le mot Yud-He ou Jah et révèle la signification d'une grande partie des obscurités de la Kabbale; il est le Très-Haut, dont les colonnes Jachin et Boaz sont le symbole ».
Or, nous savons que Jachin et Boaz sont les piliers phalliques de la Maçonnerie. Jéhovah est, évidemment, au-dessus de ce qu'ils représentent. Le Très-Haut est naturellement celui en qui la Création ou Adam Kadmon est achevé ; tlone Jéhovah est identifié avec les forces procréatrices et prolifiques de l'homme.
« On nous dit, continue Pike, que Dieu créa l'Homme à limage de la Divinité ; et il les créa mâle et femelle », et l'auteur symbolisant ensuite le Divin par l'Humain, ajoute que la femme contenue à l'origine dans l'homme, fut retirée de son côté. Ainsi Minerve, déesse de la sagesse, sortit-elle femme parfaite et tout armée du cerveau de Jupiter ;Isis fut la sœurd'Osiris avant d'être son épouse, et Maya, la Mère de tout ce qui existe, s'était dévelojipée en Brahma, source de toutes choses, le vrai Dieu, sans sexe m nom. Le Verbe est le Fils uniciue du Père ; et la terreur qui présidnit aux Mystères les plus sacrés avait imposé silence au sujet de la Nature du Saint- Esprit. Le Verbe est la Lumière et la Vie de l'Humanité ».
Peu importe doue le chemin que nous prenons : que nous lisions Jéhovah à l'eu vers ou à l'endroit, que nous fassion.*» d'Adam le Yod et y ajoutions Eve ; ou que nous renversions Jéhovah pour en faire Ho-Hi ou Jah, nous aboutissons toujours à cette même signification du Ii.-P]li.e. El cette Divinité hermaphrodite n'est pas la Vraie Divinité, l'Èlie piemier, car II n'a pas de noiu,mais son émanation est l'Univers et celui qui en est le Maîlre, l'Homme. De fait, si nous en croyions le F.-. Pike, c'est rhomnie cpu (il Dieu et non pas Dieu qui filJ'homuu'.
« Dieu agit par ses œuvres, dit-il " : au ciel par les anges ; sur la terre ()ar les hommes. Dans le ciel des conceptions humaines, c'est l'hinnanili' ipii crée j)ieu ; et les hommes croient que Dieu les fil à son itnai^e, |)arce (pi'ils le font à la leur ».
Nous devrions terminer ici notre chapitre, puisque nous avons prou\é ce (|ue nous voulions, c'est-à-dire que le Jéhovah de la Kab-