Mnrah and Doyma, p
ET LE JÉHOVAII KABBaLISTIQUE 141
« Le Maçon, ajoute-t-il plus loin ', est familier avec les doctrines suivantes de Philon : l'' L'Etre suprême est un centre de Lumière, dont les rayons ou émanations inondent l'L nivers ; c'est celte Lumière qui sert de but à tous les voyages maçonniques, c'est elle que figurent dans nos Loges le soleil et la lune... ». 2" Le monde fut créé, non par l'Etre suprême, mais par un agent secondaire, qui n'était que son Verbe, le Aôyoç, et par des êtres qui n'étaient que ses idées secourues par une Intelligence ou Sagesse 2oyt«, l'un de ses Attributs ». Nous ne devons donc rien directement à la Vraie Divinité ; si nous avons une dette de reconnaissance, c'est au Verbe, le Logos, l'Adam Kadmon,qui contient en Lui-même, comme nous l'a dit Pike, les eifets de toutes les Causes premi(-'res ».
Nous n'ignoi'ons pas qu'à certains moments, le F.*. Pike semble soutenir une doctrine dilTérente et atfirmer que Dieu possède libre arbitre, pensée et activité ; c'est qu'alors il ne parle pas de la Vraie Divinité, de l'Absolu, mais simplement de l'Univers émané de Lui. Il vénère trop ses Maîtres pour les contredire dans leurs dogmes fondamentaux et dans ceux de la Maçonnerie. Les dogmes chrétiens, rejetés par les sages de l'antiquité païenne, parles Kabbalistes et par le F.*. Pike, proclament un Créalenrpersonnel, distinct de l'Univers, intelligent, appelant à la vie ses créatures par l'omnipotence de sa volonté. Quelle que puisse être votre opinion sur le F.*. Pike, n'allez pas le soupçonner d'être chrétien ! Mais retournons aux émanations de la Divinité, aux Sephiroth ou splendeurs, telles que les expose le F.-. 3»Iackey.
« Ces dix Sephiroth, dit-il, sont collectivement dénommées l'homme archétype, le Microcosme, comme l'appelaient les philosophes grecs ; chacune d'elles désigne une partie distincte du corps. Ainsi la Couronne est la tête; le Sagesse, le cerveau ; et l'Intelligence, le cœur, que l'on considérait comme le centre de l'entendement ». Considérez, cher lecteur, le changement intellectuel opéré par la Maçonnerie. Le cœur et ses affections sont la suprême lumière qui éclaire notre route ici-bas, car le cœur est le siège de l'intelligence maçonnique. Les désirs du cœur sont la raison du Maçon ; il est inutile que j'indique les conséquences logiques qui découlent de ce principe d'une façon si évidente.
« Ces trois Sephiroth, continue notre auteur, représentent ce qui est intellectuel : la première triade est donc le Monde Intellectuel. La Miséricorde est le bras droit ; la Justice, le bras gauche, et la Beauté est la poitrine. Ces trois émanations représentent les qualités morales ; c'est pourquoi la seconde triade est appelée le Monde