‹ Étude sur la greffe dentaireChapitre 3 sur 16 · VA · texte numérisé non relu

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a Une chute, dit-il, avait déplacé à un enfant de quatre » ans toutes les incisives de la mâchoire inférieure, je les » remis sur le champ à leur place, et les ayant liées avec » des fils, elles reprirent parfaitement en dix ou douze » jours, et se trouvèrent si bien raffermies qu'elles n'eu- }) rent plus besoin de fils. »

a J*avoue que je ne m'attendais guère au succès, et que c'était purement une expérience que l'occasion me faisait faire ; mais tel en fut l'événement x>

Voici un autre fait, emprunté à Jourdain (1), et relatif^ à c( deux dents de Savoyard transportées dans une autre » bouche :

a Au mois de mai 1759, M. N..., étudiant en droit » demeurant rue et montagne Sainte-Geneviève, vint me » trouver pour me faire examiner la racine d'une grande » et d'une petite incisive supérieures droites desquelles » il souffrait beaucoup. Tout étant bien considéré, j'en » décidai l'extraction que ce monsieur comptait déjà rér> parer par des dents artificielles ordinaires ; mais par » bien des raisons, je lui conseillai celles de Savoyard', ce » qu'il adhéra; l'opération des deux dents fut faite le » même jour, et il est survenu si peu d'accidents, que » dès le lendemain ce monsieur soutînt une thèse de » droit. »

Fauchard (1786) chapitre XXX : rapporte :

a Cinq observations sur des dents remises dans leurs » mêmes alvéoles ou transplantées dans une bouche étranï> gère, lesquelles dents reprirent fort heureusement. »

(1) Réflexions sur l'art du dentiste. 17(id, p. 350.

Le fait suivant dans lequel il s'agit de la réimplantation d'une racine munie de la couronne d'un dent naturelle est bien plus surprenant encore :

ce II signor N.«. (1) d'unpicciolo ineisore délia mascella » superiore non aveya più che la radice alcun poco cariosa, » vacillava questa per la suppurazione délie gengive ; pt*o- D cèdent! all'estrazione délia radice; ne consumai totaly> mente : gli punti cariosi ; la riposi al suo sito naturale, vi » adattai esatamente il corpo d'un dente naturale munito » diuna punta d'dro inflsso nel foro délia radice. TSte » otteni un dente semi-artiflciale, del quale a meravigliâ » servesi l'operato. »

Nous pourrions encore citer bon nombre d'observations de greffe empruntées aux auteurs^ anciens. Ceux-ci manquent presque tous de détails qui donneraient aux faits qu'ils rapportent plus de garanties d'authenticité.

Mais c'est là un reproche que l'on peut généraliâer, car cette absence de précision se retrouve dans la plupart dés observations médicales publiées à la même époque. Rien ne nous autorise donc à ne pas' ajouter foi à leurs écrits et à considérer comme apocryphes les faits qu'ils rapportent.

Et .d'ailleurs, pourquoi n'auraient-^ils pas eux aussi )réa* lise. avec succès la greffe dentaire? Des praticiens mo* demes, en les imitant. Tout réalisée et lorsque nous lisons les faits publiéSfisarrCûsujÀLqpar Joux, Ta|tip> MHsoherliich, Dopp, Magitott il Jie vient à l'esqprH de personne^de imeitre en doute Ja bonne foi de^ces aute^rs^

Nous neurepcoduironsipas. les observations de ceader^

(l) Cornelio, p*. 20,

niers, car les noms qui les abritent doivent nous suffire.

Enfin à tant de témoignages nous pourrons joindre le nôtre. Nous avons vu pratiquer la greffe plus de 30 fois, et dans des circonstances bien plus défavorables que celles où on l'avait tentée jusqu'à présent, c'est-à-dire dans des cas patliolagiqaei&plus^oa<m'oinsi graves. Nous reviendrons du reste sur ces faits dansie chapitre III à propos de la greffe par restitution.

Ce qui, à nos yeux, prouverait encore jusqu'à un certain point la véracité des faits publiés, c'est le soin qu*ont pris leurs auteurs^ quand ils l'ont pu, de suivre leurs opérés. C'est ainsi que Fauchard a constaté le .maintleix. d^ la réussite après 1 an, Hunter après 4 ans, Bourdet après 6 ans, Taft après 10 et 16 ans.

Nous-même nous ayons revu presque tous nos malades, la plupart 15 àJS -mois après l'opération^ et nou3 avons constaté le maintien parfait de la guérison.

Par. ce. que nous.: venons de voir des . observation^ I3ur l'homme^ nous som^mes en. pleine léigitimité de. conoluer que les< dents peuvent être grefifées avec succès..

§111.*— Preuves tirées d'expériences faites sur les

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