CHAPITRE m
DilTérentea espèces de g^relTe
Il y a différentes manières de faire reprendre les connexions nutritives auxquelles, en définitive» se borne le but de la grefie, à une dent complètement isolée de son alvéole.
En premier lieu, remettre une dent à sa même place, constitue la greffé par restitution. La placer dans un alvéole où elle n*était pas auparavant contenue, c'est faire de la greffe d'emprunt.
On comprend toutes les variétés que Ton peut introduire dans ce mode de greffe. On pourrait, à titre d'expérience, implanter sur un individu une de ses dents dans un autre alvéole ou dans un autre endroit du corps. Ce serait la greffe autoplastique. Si la dent est, au contraire, empruntée à un autre individu, on aura la greffe hétéroplastique^ soit humaine^ soit animale.
Enfin, nous plaçant à un dernier point de vue, la greffe d'emprunt peut être adulte ou embryonnaire .
Malgré les résultats fort intéressants auxquels sont arrivés MM. Legros et Magitot, celle-ci n'a encore reçu
aucune application pratique et demande ,de nouvelles re* cherches. Nous ne parlerons donc ici que de la greffe adulte.
Parmi toutes les yariétés que nous avons établies, les unes n'ont jamais été et ne seront jamais, espérons-le, pratiquées chez Fhomme.
On ne comprendrait pas, en effet, l'utilité de la greffe dentaire autoplastiqae. Il est facile, en outre, de saisir les difficultés que l'on aurait à trouver dans la série animale une dent dont la forme et les dimensions s'harmonisent avec les nôtres, et, d'ailleurs, ne savons-nous pas par de nombreuses expériences, que c'est une cause d'insuccès de faire des transplantations animales en changeant d'espèce zoologique. Deux variétés de greffe peuvent seules rationnellement s'appliquer à l'homme :
1** La greffe par restitution ;
2^ La greffe par hétéroplastie humaine.