ROUES
sous les yeux, et tout diagnostic différentiel avec d’autres tumeurs possibles (fibro-lipomesde la gaîne aponévrotique, kystes hydatiques, anévrysmes, etc.), étant inutile, convaincu d’autre part de linefficacité ce tout traitement palliatif ; sollicité en même temps de la façon la plus pressante par le blessé, garçon énergique et ardent, qui nous demande de le débarrasser, à tout prix, de son infirmité, nous nous décidons pour une intervention radicale à laquelle nous procédons le lendemain même.
OPÉRATION PRATIQUÉE LE 26 NOVEMBRE. — Deux injections de solution de cocaïne au cinquantième (1/50), contenant, à elles deux, de 3 ä4cenugrammes d'alcaloide, sont pratiquées aux deux pôles de la tumeur et donneront une anesthésie suffisante. L’hémostase est assurée par la bande d’Esmarch. Toutes les précautions antiseptiques habituelles sont rigoureusement prises.
Une incision verticale, dans le sens de la tumeur, et dépassant ses limites d’un demi-centimètre, en haut et en bas, d’une étendue totale de 7 centimètres par conséquent, nous amène directement sur la gaine aponévrotique du jambier.
Nous pouvons alors constater, de visu, que si, par
le fait de sa distension extrême, cette gaîne n’exerce