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dessous de la partie herniée, et, avec l'aiguille courbe, il est traversé à ce niveau par 9 fils de soie implantés successivement de haut en bas. Ces fils, formant anses, sont soulevés en masse de chaque côté et, avec les ciseaux courbes, on abrase, en les rasant de près, toute la partie musculaire qui les déborde ; puis, ils sont serrés et nouës, rapprochant ainsi les deux lèvres, interne et externe, de la surface de section du muscle et arrêtant ainsi l’hémorrhagie en nappe qui s’est fait jour après la section ; les fils sont coupés à ras des nœuds. — Un long fil de soie traverse l’aponévrose, en haut, à un centimètre audessus de Pextrémité supérieure de sa section; il est lié solidement, laissant un petit chef pendant, ramené sur la peau. Le long chef, muni d’une aiguille, perce les lèvres de laponévrose à 1 centimètre de chaque bord, les rapproche et est amené, en surjet, de centimètre en centimètre, jusqu'à 1 centimètre au-dessous de l’extrémité inférieure de la section,où il est arrêté par un nœud coulant. À ce moment, lPaponévrose paraît égale, épaisse et solide dans toute sa surface : la ligne de suture, froncée, fait une saillie médiane sur la longueur du muscle. Le même fil est repris et ramené, en surjet, de bas. en haut, embrassant et rapprochant dans chaque anse Île tissu
cellulaire de chaque côté et le fixant à la suture de laponévrose que l'aiguille traverse à nouveau entre chaque point du surjet jeté d’abord sur elle. Arrivé à la fin de sa course, il est lié avec le petit chef et les deux fils sont coupés à ras du nœud. Les lèvres de section de la peau, déjà très rapprochées, sont réunies exactement par 11 points séparés au crin de Florence.
Le blessé, après pansement (collodion iodoformé gaze iodoformé, ouate hydrophile aseptique, makintosch et spica de l’âme) est rapporté dans son lit, où il.est maintenu au repos absolu pendant 40 jours. Jamais de fièvre, $tat général toujours excellent.
Le seizième jour, les sutures au crin de Florence sont enlevées : la réunion est complète, sauf dans le bas où quelques fils ont coupé la peau, laissant une évasion très superficielle, qui se cicatrice elle-même très rapidement sous un pansement antiseptique. Un tampon d’ouate, placé sur la cicatrice, et un spica de laine avec une longue bande de flanelle assurent une compression élastique au niveau de la tumeur primitive.
Le 1er novembre, quarante-unième jour, le malade est autorisé à se lever et il ne tarde pas à vivre de la vie commune, allant et venant, montant et descen-
dant les étages, comme avant son accident. Il affirme n’éprouver aucune gène.
Cependant, quand on l’examine debout, on remarque encore une légère saillie au siège primitif de la tumeur. Quand il est couché, le membre en adduction, il n’en existe pas trace ; mais, si l’on porte le membre en abduction, le malade s’opposant à ce mouvement, la tumeur reparaît, beaucoup moins proéminente qu'avant l'opération et surtout beaucoup moins dure et moins résistante, mais encore appréciable. Les tissüs ramassés vers le centre parles sutures en surjet entrent pour quelque chose dans cette saillie, qui se produit pendant la contraction du muscle ; mais ce dernier n’y est probablement pas complètement étranger, bien que son corps ne durcisse plus sous la main.
L’opéré est parti le 16 aovembre, dans cet état, en congé de convalescence de trois mois. À son retour, nous pourrons juger des résultats définitifs de notre opération qui, jusqu’à présent, ne nous paraissent
pas complets.
MÉCANISME ET ÉTIOLOGIE
Quelques mots d'anatomie sont nécessaires pour faire comprendre le mécanisme de la hernie.
En raison du siège habituel de ces lésions au. membre inférieur, nous signalerons seulement à la cuisse et à la jambe les dispositions anatomiques intéressantes à notre point de vue.
Les divers groupes musculaires de ces régions sont maintenus par des manchons aponévrotiques à peu près Inextensibles.
Leur résistance varie suivant les individus et les différents points où on les considère. A la cuisse l’aponévrose fémorale bride très fortement les muscles sous-jacents ; elle est formée de fibres transversales prédominantes et de fibres longitudinales qui s’entremêlent à la manière des fils réciproquement perpendiculaires de la toile. Son épaisseur diminue notablement en haut et en dedans au niveau des
muscles adducteurs ; au dehors au contraire, elle est
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renforcée par une expansion äu tendon du grand fessier et les fibres tendineuses du fascialaia.
= En avant sur le corps charnu du droit antérieur la toile fibreuse est mince. Ajoutons que les adhérences de laponévrose au bassin et au genou, ne lui permettent pas de céder beaucoup à la compression et à l’augmentation de volume des muscles sous-jacents.
À la jambe, l’aponévrose antérieure est très résistante dans son tiers supérieur ; elle s’y trouve formée par lentrecroisement des fibres sous des angles très aigüs. Au tiers moyen sa densité est moindre ; les fibres longitudinales prédominent. Au tiers inférieur enfin, 11 existe une condensation manifeste avec prédominance des fibres transversales. Or les faisceaux fibreux transversaux, sous l'influence de la contraction musculaire, tendent à se rapprocher, tandis que sous la même influence les faisceaux longitudinaux s’écartent.
Remarquons aussi que vu la rigidité des autres parois de la loge osteo-fibreuse jambière antérieure la paroi antérieure aponévrotique subit la presque totalité de l'effort expansif qui accompagne ja contraction du groupe musculaire correspondant. Enlin,
fait que l’on ne retrouve pas à la cuisse, les muscles