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pied violent porté sur la face antérieure de la jambe.
L'autre fait est l'observation de M. Hartmann, et dans laquelle il a constaté et suturé une rupture aponévrotique du fascia lata avec hernie du vaste externe de la cuisse, survenue consécutivement à une fracture du fémur, résultant d’une chute du 5° étage. M. Hartmann n’a observé ni noté aucune cicatrice de rupture ; mais il n’a pas soigné le malade lors de sa fracture et il est possible qu’il y ait eu des ruptures musculaires produites de dehors en dedans par un des fragments du fémur si violemment fracturé.
La hernie musculaire à évolution insidieuse est seule bien établie par des faits anatomiques certains. - Anatomiquement elle est caractérisée par un fait déjà signalé par Dupuytren et sur lequel Follin avait justement insisté : l’usure des aponévroses. Cette lésion était très nette dans l’observation du docteur Michaux et dans celle de M. Gazin. Dans son observation, M. Choux nous dit que l’aponévrose jambière ne présente pas de déchirure, ni la moindre solution de continuité; mais un peu d’amincissement par élongation de ses fibres longitudinales; il ajoute plus loin. «bien que n’ayant pas été jusqu’à l’usure
et la perforation, la distension de l’aponévrose a
No ré
abouti à une lésion, entrainant au point de vue lonctionnel les mêmes troubles que la déchirure apo. névrotique.
Quant au muscle, il ne présente pas de lésion microscopique appréciable. Ÿ a-t-il Elongation de la fibre musculaire? — Seul l’examen soigné histologique et spectroscopique de deux faisceaux voisins Pun hernié, l’autre pas, permettrait peut-être de trancher la question.
2° Quant aux herniesetraumatiques et aux hernies musculaires à début brusque, il nous semble sage jusqu’à ce qu’on ait produit des faits anatomiques certains de ne pas les ranger dans les hernies vraies et de ne pas créer pour eux, des variétés spéciales.
L'histoire pathologique de la hernie et de la rupture musculaire nous paraît gagner beaucoup à cette
véritable mise au point.