ON CRECY AND NEVILE'S CROSS
Annis bis sex c. , quater x. , bis ter, simul et c, Carmina pando lyra tum contingentia mira.
^ Lionel duc de Clarence, troisième fils d'Edouard^ naquit à Anvers en
* Tiré du Cotton ms., Titus, A. XX, fol. 86 rectû.
Gallia mota nimis déclinât forte ruinis, Dum properat vesci bello sub nemore Gressi.
Corruit onso per E. subito gens Gallica sub P. , Funeris ex pœna pereunt tria millia dena.
Bina dies vere post festum Bartbolomœi, Hœc virtute Dei testatur mira patere.
Plebs nitet Ëdwardi de gestu MacbabsBorum, Laus patet Anglorum sub vexillo leopardi. Fastu commotos percussit et Anglia Scotos, Sub régente David, quatuor ter millia stravit. Cruxque novem villsB belli sit testis et ille Qui verum scivit quod Scotia victa subivit.
PrsB festo Judœ lux Anglis dena vacavit, Sed tune calcavit Scotos sors aspera rude :
Sanguine stillante necat illos gens borealis, Quos ibi regalis prœsumptio duxerat ante.
Reges, dux et comités,
Barones et milites,
Qui tune bellaverunt, •
Prier atque prsesules
Plures viri nobiles Nece ceciderunt.
Mox audaces Angliee,
Tune majores Scotiœ, Fuga scquebantur,
Plures tacli vulnere, ■
Rex et Duglas propere Capti carcerantur.
Subdola Scotorum gens laudem perdit bonorum. ^^
(Isti' versus sunt de hellie de Cressi et de Nevilecross.)
Mais les écrivains politiques en langue vulgaire ne cherchaient pas à cacher leur nom, et il est probable qu'ils avaient quelque avantage à se mettre ainsi en évidence. L'un d'eux paraît avoir joui d'une immense popularité pendant les premières années du règne d'Edouard III. Il déclare s'appeler Lawrence Minot- Le succès et la protection
royale le décidèrent à réunir en un volume ses différents écrits, vers Tannée 1352.
Malgré cette précaution, malgré le mérite de ses vers et la juste célébrité de son nom, son œuvre a failli ne pas arriver jusqu'à nous. Un heureux hasard la tira de l'oubli sous le règne de Henri V. 11 y- eut, à cette époque, une sorte de réveil de l'esprit national ; on chercha de tous côtés, pour les remettre en lumière, les souvenirs du grand règne d'Edouard III ; et c'est ainsi que les poèmes de Minot furent recopiés en un beau manuscrit qui a été Conservé *. Il est écrit en dialecte du Nord, ce qui prouve seulement que le scribe qui le recopia au xv® siècle était septentrional.
Nous ne savons malheureusement rien de Lawrence Minot, et son nom môme nous serait inconnu, s'il n'avait eu le soin de signer ses poèmes. Cependant nous pouvons affirmer qu'il éprouvait déjà, à un haut degré, le sentiment de cette natiorialité anglaise qui venait de naître, et qu'il avait su en découvrir, chez Edouard, le principal auteur. Les onze poèmes qui composent son recueil sont absolument consacrés à célébrer les victoires de son héros. Sa haine contre les Français et les Ecossais n'est égalée que par son enthousiasme pour Edouard. Voici comment il chante le siège de Calais :