‹ Étude sur la langue anglaise au xive siècleChapitre 14 sur 51 · Forsothe he seith, sum man hadde tweye sone's · texte numérisé non relu

Forsothe he seith, sum man hadde tweye sone's

Id. And the zongere * selde to the fadir, Fadir, zjve to me the por-

cioun of substaunce, ethir catel, that byfallith to me. And

the fadir departide to hîm the suhstaunce.

13. And not aftlr manye dayes, aile thingis gederid to gidre, the

zongere sone wente in pilgrymage in to a fer cuntree ; and there he wastide his substaunce in lyuynge leccherously.

14. And aftlr that he hadde endid aile thingis, a strong hungir

was maad in that cuntree and he bigan to hâve nede.

15. And he wente, and clemydc to oon of the citcseyns of that

cuntree. And he sente him into his toun, tha the schulde feede hoggis.

16. And he coveitide to fiUe his wombe of the coddis whiche the

hoggis eeten, and no man zaf to him.

17. Sothli he, turned azen in to him silf, seyde. Hou many hirid

men in my fadir hous, han plente of loaves ; forsothe I perische hère thurz hungir.

* Cité par M. Ellis, Sarîy BnglUK pronunc , III, p. 740.

* La lettre t correspond dans la vieille écriture à un graad nombre de ettret modernes. Void des exemples de sa valeur multiple :

* K rizt = right ( zowe = you

^ \ lizt = light y. j zet = yet

( azen = again ( bvzar = buyer

h. \ zed = heed ' abizd = abide ) ^®^ °^°*®-

zerd = berd {Worki ofthe Camden Society.)

18. I schal ryse, and I schal go to my fadir and I schal soie to

him, Fadir I hâve synned azens hevenc, and bifore thee.

19. Now I am not worthi to be clepid thi sone, make me as coq

of thi hyrid men.

Il est naturel de rapprocher du nom de Wiclef celui du fameux auteur de la Vision of Piers Plotoman, Robert Langland, comme on est convenu de l'appeler.

Les premiers pamphlets de Wiclef parurent en 1367, date de sa destitution; d'un autre côté, une allusion au traité de Bretigny, contenue dans la Vision prouve que ce poème fut postérieur à 1360. Ce rapprochement ne nous autorise pas absolument à considérer Langland comme un disciple de Wiclef; mais ce titre serait pleinement justifié, si nous attribuions à sa plume le poème intitulé « The creed of Piers Plowman » * . Tout favorise cette supposition et rien ne la combat. L'auteur du Creed se rapproche de Wiclef par la doctrine autant que par le langage; ils jouirent Tun et l'autre d'une popularité incontestable. Ce poème fut écrit en 1387, vers la fin du règne de Richard II ; à cette époque, la traduction de la Bible avait déjà paru depuis sept ans, et l'influence de Wiclef s'y manifeste à chaque page. M.Wright» observe que Piers Plowman n'est plus ici, comme dans la Vision, un personnage allégorique; il est la personnification du paysan qui se constitue juge et maître ; c'est le « sans-culotte anglais du xiv» siècle ». Le Creed est une satire dirigée contre le clergé et, en particulier, contre les moines et les ordres religieux. Piers y est représenté comme un pauvre laboureur donnant à l'auteur l'instruction chrétienne qu'il n'avait pu obtenir des différents ordres de prédicateurs en titre.

^ G. Craik, Bnglish Uierature and long., p. 163.

' Th. Wright, Vision and Creed of Pêers Pktmên, 1842.

. L6 Creed est, comme la Vision, écrit en petits vers à trois accents ; la langue y affecte le même dédain des mots français et des mètres nouveaux ; elle est presque exclusivement saxonne. Au lieu d'être rimé à la mode normande, le vers y est richement allitéré. Dans chaque couplet, les deux mots les plus importants du premier vêts commencent par la lettre qui sert d'initiale au premier mot accentué du second vers. Voici, comme exemples, le commencement de la Vision et la fin du Creed :

In a «orner seson.

Whan 5ofte was thc «onne, I jhoop me into Mroudes

as I a sheep weere, In habite as an Aeremite

Un^oly of werkes, TFente wide in this ^orld

TFbndres *o hère ; Ac on a May worwenynge

On malveme hilles Me bi/bl a fevly

Of /airye me thoghte.

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