‹ Étude sur la langue anglaise au xive siècleChapitre 7 sur 51 · ANGLAIS MODERNE · texte numérisé non relu

ANGLAIS MODERNE

Ealle gearwe

Ail iare

AU yare (ready)

Geoc

loc

Yoke

Neara

Naru

Narrow

geolfer

Sylfur

Silver

Onmiddan

In midle

In middle

Geonga

lunge

Young

Pening

Pennig

Penny * *

Il semble, au premier abord, que le contraire aurait dû se produire, puisque la langue moderne procède plus directement des dialectes du centre et du midi ; mais le rapprochement que nous- venons de faire aurait donné des résultats opposés à l'origine de l'anglais littéraire; ce n'est qu'à la longue qu'il est devenu aussi analytique que les dialectes du nord. Au midi, en effet, les invasions avaient été moins fréquentes pendant les premiers siècles, et les influences étrangères moins profondes : le phénomène naturel d'altération analytique s'y opéra plus lentement qu'il n'aurait pu le faire sous la pression d'idiomes étrangers. On se fera, d'ailleurs, une idée très exacte de la situation respective de ces deux versants de dialectes en tirant une ligne de Shrewsbury à Colchester à travers Northampton et Bedford *.

Pour constater les différences essentielles qui existent entre l'anglo-saxon classique et le vieil anglais dialectique dans ses différentes manifestations, il suffira de détacher quelques passages des œuvres qui représentent le mieux la période antérieure à l'introduction des mots normands dans l'idiome anglais. Prenons d'abord la curieuse chronique de Peterborough (1137).

* Kington Oliphant, Old and middle 'EngL^ p. 117.

^ L. Kington Oliphant, Old and middle JBngUsh^ London, 1879, p. 140.

Tha Ihe suikes undergœton that thc milde man was and sofl and god and na iustisc ne didc.

Tha diden hi aile wiinder. Ili hadden him manred maked and athes suoren. Ac hi nan treuthe ne heolden. Aile hi wœron forsworen » And here treothes forloren. For œuric rice man his cas lies makcdc and agœnes him heolden and fylden the land fui of castles. Ili suencten suythe tha uurecce men of the land mid castel weorces. Tha the castles uuaren maked. Tha fylden hi mid deoules and y vêle men. Tha namen hi tha men the hi wenden that any god hefden*.

Alors les traîtres comprirent que rbonnôle homme était doux et bon et ne faisait pas d'injustice. Alors ils s'étonnèrent tous.

}ls lui firent rendre hommage et prêter serment. Mais ils ne tinrent pas parole. Tous furent parjures. Et manquèrent à leur foi. Car chaque homme puissant fit son château et contre lui Toccupa et remplit le pays de forteresses.

Ils opprimèrent durement les malheureux hommes du pays avec la construction des forteresses. Quand les châteaux furent faits. Alors ils les remplirent de diables et d'hommes- méchants.

Alors ils s'emparèreut des hommes qu'ils pensaient aypir quelque bien.

Rapprochons de cette langue naïve et limpide, ob Tart de récrivain se montre à peine, la poésie de Layamon, qui est comme le dernier ëcho littéraire de l'école anglosaxonne : le contraste fera bien comprendre les différences que nous ayons signalées plus haut entre les dialectes du nord et ceux du centre et du midi.

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