‹ Étude sur la langue des Essais de Michel de Montaigne, présentée à la Faculté des lettres de LundChapitre 8 sur 14 · VI. Des Particules · texte numérisé non relu

VI. Des Particules

Pour les détails concernant les particules et les différentes locutions adverbiales, prépositives et conjonctives, nous renvoyons à l'ordre alphabétique du- glossaire. Nous nous bornons à remarquer ici < j u<- plusieurs prépositions, qui ont disparu dans la langue actuelle, sont en usage dan-- Montaigne, p. ex. es, emmy, ainsi que les adverbes meshuy, pieça, voire. - Dedans, dessous, /mis, sus, ensem-

ble, environ s'emploient aussi comme prépositions, avec et hors comme adverbes. En est beaucoup plus fréquent que dans, et exprime la matière, l'instrument, le moyen, le temps, l'espace, etc. Contrairement à l'usage actuel, de nt à ne se répètent pas devant les mots différents.

Les adverbes si et ainsi (qui s'écrit ainsin devant un mot commençant par une voyelle) se placent indistinctement devant des adjectifs et des adverbes. Tant et autant s'emploient pour si et aussi devant des adjectifs et des adverbes. Très s'unit non seulement comme aujourd'hui avec des adjectifs et des adverbes pour marquer un haut degré, mais aussi avec le pronom indéfini tout — trestouts I, 30 — et avec un verbe: tressuer. Montaigne a une certaine prédilection pour les adverbes en nient, dont il met deux, quelquefois trois ensemble. Ex. La mort touche bien plus rudement le mourant que le mort, et plus vivement et essentiellement. 1, 50. — Parmi les conjonctions coordinatives, ains, signifiant mais, est très fréquent, ainsi que si avec une signification adversative. Corinne s'emploie dans les propositions comparatives et interrogatives, là où le nouveau français se sert de que et de comment. Que peut être omis après de mesmes: Toute mort doibt estre de mesmes sa vie. II, 11.

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