‹ Étude sur la Lithiase PancréatiqueChapitre 41 sur 49 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

Il est rare d'observer chez un même malade l’ensemble des symptômes que nous avons décrit dans l'étude clinique, et c’est pour cette raison que le diagnostic de lithiase pancréatique est porté rarement.

De ce fait, il en résulte une très grande diversité dans les formes cliniques.

Nous classerons ces formes cliniques d’après le symptôme ou l’ensemble de symptômes, le plus frappant qui illustre chaque cas.

Par ordre d'importance nous décrirons :

1° Les formes, particulièrement typiques, où s'assoctent la douleur et la glycosurie.

Lanceraux insistaît autrefois sur la valeur diagnostique de cette association. Le professeur Loeper décrivait dans un mémoire déjà ancien la lithiase pancréatique comme une des affections réalisant le mieux le syndrome de « diabète douloureux » dû presque toujours à la pancréatite scléreuse.

Cette association se retrouve, selon Oser, dans un tiers des cas.

Nous avons réuni parmi les observations que nous avons choisies dans la littérature 4 observations typiques où cet ensemble est réalisé (obs, n°” 1, 2, 3, 4).

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Et nous citerons aussi les nombreuses observations parues depuis 1893 (Capparelli), Lancerot (1899), jusqu'aux plus récentes de Sistrunk (1921, obs. n° 2), osselin (1928), Ackmann et Ross (1932), Bioy (1937, 5 ob.). +

2° A.côté de ces diabétiques et douloureuses, sont les formes uniquement diabétiques :

Ce sont des diabétiques, emportés par un diabète grave ou par une complication au cours de ce diabète : tuberculose pulmonaire, gangrène par artérite, et à l’autopsie desquels on découvre une lithiase du pancréas (Labbé et Vitry, notre obs. n° 6, Cowley, Baumel, Lazarus) .

3° Les formes uniquement douloureuses,

intéressantes par erreurs diagnostiques qu'elles provoquent, simulant des affections gastriques, hépatiques, néphrétiques. Parmi elles on peut individualiser :

À. — Des formes pseudo-ulcéreuses, en imposant par un épisode douloureux gastrique ou duodénal obs. n°7, 8 et 10; l’obs. n° 11 (de Bory) signale une douleur extrêmement violente qu'on avait cru même à une crise gastrique du tabès.

B. — Formes simulant la lithiase biliaire : malades souffrant 2 à 3 jours par intermittence à l’hypocondre

droit (Pierce Gould, Hartmann, Sistrunk).

Cr Fr ormes simulant la lithiase rénale,

4° Formes dyspeptiques.

Formes très discrètes : pesanteurs après les repas, digestions pénibles où la lithiase est découverte incidemment à la radio.

5° Formes cachectiques.

Où l’amaigrissement est considérable et fait penser avec l’anémie associée à une cachexie cancéreuse

(obs. n° 9).

7° Formes associée.

À un néo du pancréas (Hartig, 1916).

À un kyste du pancréas (Soupault).

À une affection biliaire (Friedlander Navarro, Sis. trunk, Par:an arboe, Billaudet).

À une cirrhose hépatique (obs. n° 5).

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