EVOLUTION ET COMPLICATIONS
L'évolution habituelle de la lithiase est la sclérose. de l’organe, atteignant les acini glandulaires et les ilôts de Langerhans; la lithiase provoquant la pancréatite scléreuse et réciproquement la sclérose accentuant la lithiase. C’est un véritable cercle vicieux qui aboutit petit à petit à la mort de tout le tissu noble de la glande.
Donc s'il n'est pas possible d'intervenir chirurgicalement l’évolution aboutit à l’atrophie complète du pancréas et à la mort.
Lanceraux avait décrit trois étapes : douloureuse, dyspeptique, diabétique, mais ce n’est là qu’un schéma et l’évolution est souvent loin d’être aussi régulière. Lussac, dans sa thèse (1901), donnait comme terme de l'évolution trois ans. Cette affirmation est erronnée et la durée peut être très longue jusqu’à 25 ans et plus. Les malades de Parran-Jarboë et de Hartman souffraient depuis des années; celui de Seeger depuis 7 ans; celui de Sistrunk depuis 14 ans avant d’être opéré. Le malade de Ackmann et Ross est mort de coma diabétique 25 ans après le début des symptômes de sa lithiase.
Habituellement la mort est hâtée par l'apparition d'un diabète grave ou d'une complication de ce diabète,
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gangrène par artérite, tuberculose pulmonaire, cachexie. Cette évolution plus ou moins longue est souvent
hâtée par des complications.
Les complications. Ce sont avant tout les hémoïragies et l'infection.
1° Hémorragies. Ce sont des hémorragies intestinales; elles ne sont pas très fréquentes.
On les retrouve dans les observations de Graaf (1664), Ancelet, Chiray et Bolgert (malade n° 2), Dupérié et Gré (obs. n° }), hématémèse mortelle (Quenu).
. Une seule observation, celle de Nicolas (1897), donne une explication à l’hémorragie : c’est un abcès pancréatique ouvert dans le duodénum par une fistule à travers la tête du pancréas.
En dehors de l’hémorragie intestinale on a rapporté un cas d’hémorragie intra-péritonéale (obs. d'Irsigler); par éclatement de la capsule de la rate.
2° L'infection. Complication, elle aussi, asez rare. L'infection se fait à travers les canaux ei provoque, ou la formation d’abcès disséminés ou un gros abcès unique dans le pancréas. [| se manifeste cliniquement par une crise douloureuse, des vomissements, de la fièvre, de la tachycardie, une leucocytose. À la palpa- “on, on peut sentir une indurationconstituée par l’infiltration ligneuse autour de l’abcès et l’inflammation péripancréatique.
Cet abcès peut évoluer : vers le duodénum (Nicolas), vers la peau (Caparelli avait incisé un abcès de la région ombilicale et avait trouvé des calculs dans le
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pus), vers le péritoine (Bonnamour et Colrat) donnant une péritonite généralisée, ou dans la région sous-phrénique.
Enfin, comme autres complications, nous citerons :
Les kystes, soit simples dilatations kystiques rétrocalculeuses, soit véritables kystes (obs. de Soupault).
La pancréatite aiguë est une complication exceptionnelle et dans la littérature on ne trouve qu’une seule observation authentique, celle de Von Simpson.
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