TRAITEMENT MÉDICAL
* C’est uniquement un traitement symptomatique, il doit s’efforcer d'apporter un soulagement à la douleur, et de suppléer à l'insuffisance pancréatique.
En cas de crise douloureuse, il faut recommander le repos et la diète; on évite amsi de provoquer l'excitation sécrétoire du pancréas qui accentuerait la douleur. La diète lactée est recommandable. Comme sédatif de la douleur, la morphine est peut-être moins agissante que dans la colique vésiculaire mais sera souvent d'un emploi précieux; le pantopon a donné dans certains cas d'excellents résultats. On peut prescrire également les anti-nervins du genre antipyrine et chloral, et suivant les cas, les applications chaudes ou de glace sur le ventre.
Pour les troubles d'insuffisance on emploiera les
ferments pancréatiques, surtout la Pancréatme qu'on prescrira en cachets de O gr. 50, à prendre soit une heure avant les repas (pour l'effet excito-sécrétoire) sait après le repas (si on veut suppléer à la sécrétion pancréatique).
Quand il existe un véritable diabète, on prescrira soit uniquement un régime, soit un traitement par l'insuline selon l’accentuation du trouble du métabolisme des glucides.
On peut envisager certaines indications thérapeutiques visant plus particulièrement la lithiase (Bioy) :
— pour prévenir l'infection des canaux pancréatiques : le calomel et l’urotropine;
— pour fluidifier le suc pancréatique, la pilocarpine (Oehnell), avec l'inconvénient de pouvoir amener un réveil de la douleur par congestion du pancréas; le jaborandi agirait de facon moins brutale ;
— pour essayer sinon de dissoudre les calculs, du moins d’en prévenir la formation : la médication acide (ac. phosphorique).
Enfin il est indispensable de réduire les apports calcaires de l’alimentaticn et d'interdire les aliments très riches en vitamine D : foies de volaille, jaunes d'œufs,
sardines, harengs, huile de foie de morue.