‹ Étude Sur La Longévité Des Parasites Du PaludismeChapitre 10 sur 39 · NOTIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

NOTIONS GÉNÉRALES

Nous connaissons déjà quelles sont les manifestations cliniques de l'infection palustre ; nous connaissons aussi les trois espèces d’hématozoaires actuellement admises par presque tous les auteurs.

19 LE PLASMODIUM FALCIPARIUM OÙ PROECOX, qui donne la fièvre tropicale, fièvre tierce maligne, et encore ce qu'on a l'habitude d’appeler la fièvre estivo automnale — ce parasite est le plus fréquemment répandu dans les pays tropicaux.

20 LE PLASMODIUM vVivax. agent de la tierce bénigne, répandue partout où le paludisme sévit mais surtout dans les zones tempérées.

39 LE PLASMODIUM MALARIAE, agent de la fièvre quarte, répandu lui aussi, partout où sévit le paludisme, mais on le rencontre plus souvent dans les zônes subtropicales. On constate cependant moins souvent sa présence dans les cas de fièvres qu’on a l’occasion d’obser-

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On a voulu ajouter d’autres espèces de plasmodium,

à savoir le plasmodium tenue, le plasmodium ovale, le plasmodium perniciosum nous les considèrerons comme des formes insolites, aberrantes des trois espèces que nous venons de citer. Nous n’insisterons pas sur les motifs qui

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nous font admettre ceci, ce qui nous ferait entrer dans des questions d'ordre morphologique trop étendues. Ce n’est pas là le but de notre travail.

Si nous avons tenu à rappeler ces trois formes de plasmodium, c'est que l’étude de la longévité des parasites l’exige, en effet, nous savons que les manifestations cliniques immédiates et éloignées auxquelles il vont donner lieu seront parfois différentes selon l'espèce considérée. Bien que ces différents hématozoaires puissent être trouvés en même temps dans des frottis de sang, surtout le plasmodium vivax et falciparum étant les plus répandus dans les différents foyers de paludisme.

Mais pour bien comprendre l’évolution et les manifestations cliniques du paludisme, donc de la longévité des parasites, nous aurons à considérer aussi les différentes zones ou un individu sain est appelé à contracter la maladie, car l’évolution variera selon que nous aurons à faire à un malade vivant dans les zones tropicales, soumis à des réinfestations et dans les zones tempérées, le bassin méditerranéen la Corse, la Sardaigne, ou l’individu ne pourra être réinfesté qu'à la période où les moustiques reprendront leur vie active, mais pour bien étudier la longévité des parasites dans l'organisme humain il faut surtout s'adresser à des malades rapatriés en pays salubre, et Ià, nous y verrons mieux évoluer la maladie et suivre par des examens de sang repetés la présence ou l'absence des hématozoaires et nous verrons alors la valeur qu'il faut attribuer à cette recherche.

(Notre étude portera done surtout sur des malades rapatriés).

Ajoutons aussi — que pour que cette étude puisse être faite d'une façon idéale, il faudrait réaliser un rassemblement de malades atteints des différentes formes de paludisme, et placés dans les mêmes conditions de lieu et de temps, heureusement, la guerre de 1914- 1918 a fourni à des médecins malarioloques l’occasion de suivre, dans les mêmes services hospitaliers de nombreux militaires atteints d'infection palustre, Nous verrons l’importance de leurs observations. Mais, il nous fait dire également, que parmi nos recherches dans les publications qui ont paru, nous ne voulons tenir compte que de celles qui se rapprochent le plus de notre époque. L'examen de frottis ne pouvait avoir de valeur absolue, quand on considère certaines anciennes publications que faites par des médecins compétents, de l’Institut Pasteur, des Laboratoires de facultés, du Val de Grâce, etc. N'oublions pas qu'il n’était pas permis à tout le monde médical de faire de telles recherches, et que ce n’est que depuis quelques années que cette enquête microscopique est devenue chose courante dans les mains de nombreux médecins, vu la formation scientifique plus complète qu’il nous est permis actuellement d'acquérir.

Quand nous parlerons de rechûte au cours de ce travail, nous voudrons parler d’un accès présenté par un paludéen dont l'infection était passée à l’état latent mais n’était pas guérie et quand nous parlerons de récidives, il s’agira d’une nouvelle atteinte de paludisme chez un sujet qui a déjà souffert d’une infection palustre, mais qui en a guéri.

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