DS
malaise au paludisme contracté au-cours de leurs séjours aux colonies. N’a-t-on pas eu, bien des fois, l’occasion d'entendre en prenant des observations de malades, des expressions qui semblent devoir expliquer leurs accidents morbides — «... D'ailleurs, je suis un vieux colonial ; j'ai fait la campagne du Maroc, j'étais fonctionnaire en A.0.F en Indochine... j'y ai eu les fièvres.. » et un paludisme invétére doit alors expliquer leurs troubles.
On comprend tout l'intérêt que peut susciter une belle question, qui fut si longtemps étudiée par de nombreux auteurs et qui aujourd'hui encore fait l’objet de nombreuses discussions. [Il est important de connaître quelle va être l’évolution de l’hématozoaire du paludisme pen dant les mois et les années qui ont succédé à l’infection malarique chez des anciens malades, quand ils ont quitté une contrée où la maladie y était à l’état endémique, et ayant souvent subi un traitement spécifique d’une façon intense. C’est toute l’étude de la longévité de ces parasites dans le sang et dans les organes profonds, c’est la possibilité d’existence d’un paludisme latent, et du paludisme chronique, c’est tout un processus de vie ralentie de schizontes, se passant dans des organes profonds, c’est pour certains auteurs la possibilité d’existence de formes de résistance dans l’évolution de ces hématozoaires — de formes atypiques. C’est aussi la possibilité d'individus sains, porteurs de germes, allant communiquer leur mal dans des régions salubres, mais ou existent des anophelles. (Des cas nombreux, ont été cités). — c’est enfin l’existence des rechuteslointaines, dues à des agents son divers.
Telles sont les questions que nous voudrions étudier
ht
en voyant les diffèrentes théories, qui ont pu être invoquées, pour expliquer la vie des hématozoaires de LAVERAN. L’intérét que nous attachons à ce sujet est d’abord clinique, il s’adressera alors à nos malades, mais c'est aussi un intérêt scientifique, une étude de pathologie comparée — des recherches biologiques pour apporter un test humoral dans les formes latentes — des méthodes dites provocatrices, pour ramener dans le torrent circulatoire des formes cachées dans les organes inaccessibles — c’est alors une éfude physiologique des réactions que peuvent subir certains organes de l’économie, telle que la rate qui pour tous les malarioloques fut toujours considérée comme le reservoir du parasite infectant.