‹ Étude Sur La Longévité Des Parasites Du PaludismeChapitre 25 sur 39 · MORE · texte numérisé non relu

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modium vivax, nous avons également, à faire à du plas-

modium falciparum, ce qui est rare dans ces cas. Nous nous trouvons aussi en présence d’une affection paludéenne à longue période d’incubation, elle dura jusqu’à ce qu'intervint le rôle provocateur connu (M. MiLLIAN) du novarre, pour ce qui est de cette longue incubation nous verrons que M. Et. SERGENT et LHÉRITIER l'ont souvent remarquée chez des animaux atteints d’affections parasitaires.

Mais nous retenons surtout la transmission du paludisme au contact de troupes coloniales dans la Somme. Nous pensons que c’est la seule hypothèse à admettre.

De plus cette observation nous paraît intéressante, car ce syndrôme splénohépatique avec anémie et oedème est un syndrôme classique du paludisme chronique chez les vieux paludéens des régions insalubres, ce qui plaidera donc en faveur de la possibilité d'existence du paludisme chronique même, dans nos pays.

CaïLLE a publié en 1918 l'observation d’une femme qui avait toujours vécu dans la ville de Rennes, et qui présenta aussi des plasmodium falciparum dans son sang, nous retenons cette observation, car les parasites demeurés à l’état latent — et décelés par examen de sang fait par le professeur BRUMPT —— après le rôle provocaleur d'injeclions de 914 (la malade était traité pour spécificité) soulevèrent bien des hypothèses pour connaître leur provenance et la contamination put paraître mystérieuse si une enquête serrée n'avait été faite. Cette femme, par sa profession de fille soumise, avait été en contact, dans les années passées avec des soldats de

l’armée d'Orient — ancien paludéens — et comme elle fréquentait les faubourgs de Rennes, où M. BruMmPTr à trouvé de nombreux gites d’Anophelles — elle a dû être infectée par des Anophelles qui s'étaient inoculés en piquant ces anciens coloniaux. Il est à noter que la malade hospitalisée le 29 novembre et traitée pour sa syphilis, n'eut son 1er accès febrile qu'après la 4e injection de novembre le 12 janvier 1919.

. I y a deux ans, CRASTE a rapporté un cas de Lierce bénigne autochtone, en pays basque, mais comme elle souleva aussi bien des hypothèses pour expliquer la provenance de parasites paludéens, nous croyons intéressant de la rappeler.

La soeur de la Croix M... d’origine Bayonnaise n'étant jamais allée aux Colonies vivait depuis plusieurs années au Couvent d’'Ustaritz — près de Cambo — en pays basque.

Le 25 novembre 1929, elle est repise d'accès fébriles qui vont en augmentant d'intensité, après un frisson assez marqué, la malade se plaint de la tête, sa fièvre monte, et après un stade de chaleur, la transpiration survient et la crise cesse. Cet état fébrile se répète tous les 6 à 7 jours.

Loin de s’atténuer ces accès ne font que devenir plus intenses, atteignant 40° 5 à 6 heures du soir et 43° à minuit : température rectale prise et vérifiée avec plusieurs thermomètres.

Cet état met dans le plus grand embarras les médecins appelés à l’examiner on lui fait des traitements divers — vaccins antipyogènes croyant à une scepticemie microbienne.

C’est avec ce diagnostic que la malade est admise dans une clinique.

On se trouve en présence d’une malade, anémiée, taux d’hémoglobine 50%, — 2.500.000 de globules rouges — rate un peu grosse peu après son entrée à l’hôpital la fièvre atteint 43° — avec délire et agitation intense — L’inspection de la courbe fit penser à du paludisme bien qu’aucun anamnestique de contagion ne puisse être relevé le sang contenait très nettement le plasmodium vivax.

Intérêt de l'observation : dans cette région, le professeur VErRDUN de Lille a montré l'existence des Anophelleès

maculipennis. Près d'Ustaritz, la Dice forme de petits étangs où les moustiques vivent. On ne peut admettre

Ra

Ja provenance des hématozoaires chez cette religieuse qu’en notant qu’il existe dans cette région des paysans anciens combattants de l’armée d'Orient, porteurs de germes paludéens.

L'importance de cette question de réservoirs de virus paludéens, tolérants, a été en 1930 l’objet de mesures prises en Indochine par M. MESNARD et BORDES auprès des autochtones mois qui étaient un danger permanent de contamination pour d’autres ouvriers annamites ou européens dans des plantations et sur des chantiers des travaux publics. Ces auteurs, proposèrent diverses mesures — la ségrégation surtout —en vue de diminuer les contracts funestes entre moïs porteurs de germes et nouveaux venus indemnes.

Les observations que nous citons, nous montrent donc le danger de ces porteurs de germes dans des pays à anophelisme mais sans paludisme, elles prouvent aussi quand on examine les frottis de sang, que les germes que l’on trouve le plus souvent sont des plasmodium vivax ce qui nous fera admettre que la longévité de ces germes est plus grande que pour le plasmodium falciparium, les deux cas dont nous avons parlé n'étant que des rares exceptions.

Quoiqu'il en soit, les infections importées en France par les troupes coloniales, sont restées cantonnées sous formes de cas sporadiques, sans avoir tendance à une dispersion plus marquée. En général, nous savons, en effet que notre climat joue un grand rôle dans le réta-

Éd —

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blissement des malades, cependant nous comprenons la nécessité de penser plus souvent au paludisme possible, dans ces cas de diagnostic complexe, c’est pourquoi nous avons cru utile de rappeler ces observations, en faveur de notre étude sur la longévité des hématozoaires.

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