ET CES
ment reste en élévation et ne retombe pas, mais encore qu'il soit impossible de l’abaisser, soit en avant, soit en - dehors.
Gette dernière condition s'obtient, si on poursuit l’abaissement de la tête, non plus en agissant tout à fait parallèlement à l'axe du corps, mais en dirigeant cette action à la fois en bas et un peu en arrière par rapport au sujet, c’est-à-dire, s’il était debout, son bras étant dirigé en haut et un peu en avant.
Et, si on y prend garde, c’est une condition qu'on trouve réalisée dans plusieurs des observations que nous signalons dans ce travail ; il est bien rareen effet que le bras traumatisé soit absolument vertical, il est le plus souvent légèrement oblique en avant ou en dehors. Cest, entre autres, le cas du peintre en bâtiments de : l'observation de Grécoire.
Lorsque, à la suite des différentes manœuvres que nous venons de décrire, nous sommes parvenus à reproduire la position de la /uxatio erecta, voici quel était exactement l'état des différentes parties anatomiques et leurs situations réciproques.
La tête humérale était chaque fois descendue très bas ; cest là un point important à noter. Elle reposait, en effet, sur le pôle inférieur de la glène, et le contact entre ces deux parties s’établissait par l'intermédiaire de la grosse tubérosité de l’'humérus (partie inférieure de la face externe de celle-ci), Et, il nous semble même que, dans un cas, le pôle inférieur de la glène comblait l'origine de la coulisse bicipitale, vide du tendon de la lon-
gue portion du biceps. Dans ce ‘dernier cas, il y avait donc légère rotation du bras‘en dedans.
Mais, ce dernier rapport ne nous a paru ni assez net ni assez constant, pour que nous puissions édifier sur lui cette séduisante hypothèse de l'immobilité du membre, dûe à l’engrènement de deux parties osseuses : la saillie de la partie supérieure du bord axillaire de l'omoplate d’une part, la dépression de la coulisse bicipitale d'autre part.
Mais, ce qui nous a, en tout cas, paru indiscutable, c'est que la tête huméràle est à distance du gril costal, et se trouve collée sur la face antérieure du tendon du triceps qui l'empêche de passer en arrière.
Cette description dela situation de la tête humérale
concorde d'ailleurs parfaitement avec la plupart de nos observations, entre autres avec les cas de Jon», de Busca, d'Auserni, de Grécoré, ainsi qu'avec la description dé Cn. NÉLATON.
Quant aux parties environnantes, veici quelles étaient leurs lésions :
Les musclés sus et sous-épineux étaient déchirés, ou arrachés de leurs insertions humérales, ou léurs ‘insertions humérales arrachées de la tête cé l'os ; le sousscapulaire était décollé de la face antérieure de l'omoplate, mais non pas déchiré.
Quant à la capsule, il n’en persistait que la partie antéricure, constituée par le solide ligament préglénosous-hurhéral, ét la partie postérieuré, partie bässe de l'insertion du muscle sous-épineux.
Lé paquet vascülo-nérveux dé l'äissélle sé trouvait re-
porté en haut et en avant ; il était respecté ; il en était de même du nerf circonflexe.
Tel était donc l’état des lésions dans la /uxratio erecta; mais, il est une dernière manœuvre que nous avons pratiquée une fois et qui est intéressante en ce qu'elle prouve bien que la ‘tête humérale se trouve située en avant du tendon du triceps et non pas, ainsi que le dit Camier : « sur la face postérieure de l’omoplate, en arrière et au dessus de la longue portion du triceps ». Cette manœuvre consista, la /uxalio erecta étant produite, l'intégrité du triceps constatée, à forcer l'abaissement du bras en avant, malgré la résistance qui s'y opposait, Quand cet abaissement fut obtenu, on put constater que la tête était reportée en arrière, sur la face postérieure de l’omoplate, et que la longue portion du triceps s'était trouvée déchirée. La {uxario erecta s'était donc trouvée dans ce cas transformée en luxation sousépineuse et l'état des lésions correspondait bien alors à : celui décrit, à tort, Croÿons-nous, par Camier dans la luxation ôn mât.
La question que nous nous posions au début de ce chapitre : quelle est la cause qui s'oppose dans Ja Zucato erecta à la réascension de la tête dans sa glène ? nous semble donc pouvoir être résolue de la façon suivante :
Le bras, étant traumatisé d’une certaine facon, la tête humérale vient occuper la position que nous venons de lui décrire : sous la glène, devant le tendon du triceps : et les causes de $a fixité presque absolue dans cette position sont les suivantes :
Tout d’abord, la tension exagérée des parties de la