‹ Étude sur la Luxatio Erecta Variété Rare de Luxation de l'ÉpauleChapitre 12 sur 22 · PEN · texte numérisé non relu

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capsule qui sont restées intactes, c'est-à-dire, le ligament pré-gléno-sous-huméral en avant, ainsi que sa partie postérieure ; ce facteur s’oppose à la réascension directe de la tête dans sa glène, jusqu'à l'abaissement du bras en dehors, la tête étant calée par ailleurs sous le bourrelet glénoïdien.

Etant donnée, d'autre part, la légère obliquité du bras en haut et en avant dont nous avons préalablement fait mention, il s'ensuit que la tête n'a aucune tendance à remonter en avant de la glêne, et la Zuxatio erecta à se transformer en une banale luxation antérieure de l'épaule,

C'est donc en arrière, que, d’après la direction du bras, la tête humérale aurait tendance à se mobiliser.

Mais nous croyons avoir suffisamment montré plus haut que le tendon de la longue portion du triceps oppose un obstacle résistantà cette migration, donc à la transformation de la /uxatio erecta en luxation postérieure.

D'autre part, la contraction musculaire, dont nous avons déjà parlé plus haut, joue certainement un rôle important dans l'immobilisation du bras, quoiqu’elle ne soit pourtant pas indispensable à la production de la luxatio erecta, Gette tension musculaire est autant la conséquence de l’élongation passive des muscles périarticulaires, que celle d’un mouvement de défense instinctive qui tend à immobiliser une articulation, dont le moindre mouvement provoqué est extrêmement doulou-

eux.

Une des conséquences de cette contraction musculaire

estencore l'élévation plus marquée du bras sur le vivant que sur le cadavre ; mais, sur ce dernier point, il est hors de doute que ce sont les parties de la capsule restées intactes qui jouent le plus grand rôle dans le maintien du bras en extension.

Et, pour mieux faire comprendre le rôle de ces portions capsulaires, nous allons employer ici une comparaison banale : un individu porteur d’un drapeau appuie généralement l'extrémité inférieure de la hampe dans le pli de son aine, tandis qu’il maintient de ses deux mains réunies la partie moyenne de cette hampe : le drapeau est ainsi solidement fixé. Dans le cas qui nous occupe, l'humérus représente la hampe du drapeau ; la tête humérale, son extrémité inférieure, calée qu'elle est sous le bourrelet glénoïdien, comme celle-ci l'était dans le pli de laine ; quant aux portions antérieure et postérieure de la capsule, elles correspondent aux deux bras du portedrapeau. Et, de même que dans ce dernier cas, si l’une des mains abandonnait la hampe, le drapeau tombait du côté opposé, et l'extrémité de la hampe basculait en haut vers l'abdomen, de même ici, il faudrait pour que la luxatio erecta se transforme en luxation antérieure, que le ligament pré-gléno-sous-huméral se rompe.

Nous avons réalisé une fois cette éventualité sur le cadavre, lorsque, la /uxatio erecta étant établie, nous avons forcé l'abaissement du bras en arrière, rompant ainsi le ligament prégléno-sous-huméral : la tête de l'humérus est alors passée d'autant plus facilement en avant de la glène que nous avions ainsi modifié l'orientation du bras, qui, auparavant, s'y opposait aussi ; la /u-

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1 Sétait alors transformée. en luxation sous 3

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