‹ Étude sur la Luxatio Erecta Variété Rare de Luxation de l'ÉpauleChapitre 19 sur 22 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Luxatio erecta.

(Jupp (de Brooklyn) New-York Med. Jour., 4893, LXII, 505)

En raison de la rareté des cas semblables au suivant, je rapporte celui-ci in extenso :

Franck M., âgé de 32 ans, sujet hien développé et musclé, tomba, le 28 avril 1895, sur le plancher de son bureau. Quand il tomba, il étendit la main gauche et saisit le bord de son pupitre ; le bras fut ainsi mis dans l’abduction, la rotation interne, et, en même temps, porté légèrement en arrière.

Quand je vis le malade pour la première fois, il était assis dans un fauteuil de bureau, le bras gauche droit en l'air pavant-bras en pronation, et reposant en travers de la partie postérieure de la tête, juste sous l’occiput. Les pr emières paroles du malade furent pour me prier de ne pas essayer d’abaisser son bras le long de son corps, comme un de ses associés avait déjà essayé de le faire, car il en était résulté une douleur terrible.

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C'était un cas typique de {uæatio erecta la tête de l’humérus se trouvant dans l’aisselle, juste au-dessous de la cavité glénoïde.

La réduction s’effectua sans anesthésie, par traction en haut, pratiquée par mon assistant dans la direction même du bras, pendant que je suivais et dirigeais la tête par pression directe de bas en haut.

Le bras fut placé le long du corps, et l’avant-bras en travers de la poitrine, soutenu par un bandage de Velpeau, et naintenu ainsi pendant 3 semaines avant toute tentative de mobilisation de l'articulation. Alors, la rotation et une légère abduction furent entreprises. Et, jusqu'à la 4° semaine, aucun essai ne fut fait pour mobiliser le bras au delà d'un angle de 30 degrés. A la 6° semaine, le malade avait recou- Vré l’usage complet de son articulation, tous les mouvements étant parfaits.

OBsERvATION VI

Luxatio erecta

Osexsacu. Med, and Surg. Monitor. Indianapolis, 1908, VI, 55.

M. K., âgé de 24 ans. extrémement bien musclé, travaillait sur un échafaudage, à environ 8 pieds du soi. il ne sait comment, une lourde poutre, qui était placée au-dessus de lui, tomba, frappant son épaule gauche, pendant que le bras était à angle droit sur le corps. Ge choc lui fit perdre son équilibre et il tomba, mais il conserva encorele point d'appui que lui donnait sa main gauche et qu'il avait avant que la poutre ne frappa son épaule, ce qui fit que pendant sa chute son bras fut étendu au-dessus de sa tête. Il tomba sur le sol, et, immédiatement, ressentit une grande douleur et se

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vit dans l'impossibilité de remuer son bras. Il me fut amené, le bras étendu verticalement au-dessus de lui et la paume de la main reposant sur la tête.

Le mécanisme semble dans ce cas avoir été le suivant : La poutre, frappant le bras pendant qu'il était à angle droit sur le corps, produisit une luxat'on sous-glénoïdienne ; et, puisque le point d’appui de la main fut conservé pendant la chute, le bras fut simplement tiré en haut, renversant le grand axe de l'humérus et produisant une « Zuxatio humeri erectla »,

La réduction fut obtenue par l'extension, sans changer l'attitude du membre, jusqu’à ce que la tête de l’humérus glisse dans la cavité glénoïde. Un bandage fut appliqué et conservé pendant 10 jours, après lesquels le malade retourna à son travail.

OBsERVATION VII

Luæxatlio erecta

Macponacn. Brilish Med. Journ. London, 1903, II. 341.

J’observai le malade, un homme d'âge moyen, bien taillé et musclé, s’acheminant vers l'hôpital en portant son bras élevé en l'air, avec l’avant-bras fléchi à angle droit et reposant sur la tête. Son visage avait une expression douloureuse et angoissée et il présentait une apparence tout-à-fait singulière, telle que je n'en avais jamais observée auparavant.

Il expliqua bientôt ce qui était arrivé.Il était occupé à conduire un cheval,jeune et vif,sur une route longée par un chemin de fer. Entendant arriver un train, il était sauté à terre et avait saisi les rênes dans sa main droite, Quand la locomotive fut arrivée à sa hauteur, elle siffla, ce qui effraya le che-

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