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difier l'aspect de la vésanie déjà existante. Je ferai remarquer que l'évolution de la lypémanie n’a pas été normale chez la malade. Ce n’est pas l'habitude, en effet, de rencontrer cette excitation mystique, qui avait frappé son médecin. Mais ne savons-nous pas que les formes les plus diverses de psychopathies peuvent se combiner ou se succéder(1) ?
OBsERvATION V (personnelle).
Indications générales. — Femme de 47 ans, mariée. Elle à une fille bien portante. Grande, maigre, osseuse, mal bâtie. Oreilles larges et non ourlées ; visage asymétrique ; dents gâtées, très irrégulières. Peu intelligente, mais de caractère généralement doux. Nerveuse, susceptible. Dyspeptique.
Antécédents pathologiques. — Le père et la mère, morts âgés, ont eu une existence normale. Un cousin germain aliéné.
Notre malade elle-même, qui a été très anémique dans sa jeunesse, a, à 20 ans, des troubles névropathiques (épuisement, douleurs vagues, absence de-volonté) qui ressemblent bien à de la neurasthénie. Cet état s’est maintenu, très atténué et avec des rémissions, jusqu'au moment où ont éclatéles symptômes vésaniques. Mariée à 32 ans, elle n’a jamais donné à son mari, malgré de réelles qualités de cœur, l'impression d’une santé intellectuelle stable.