‹ Étude sur la paralysie diphtériqueChapitre 15 sur 30 · SONT T, RE · texte numérisé non relu

SONT T, RE

Mendel (1885). — Congestion des centres nerveux avec intégrité des cellules. — Névrite interstitielle et parenchymateuse.

Bristowe (1888) signale des lésions de l’oculo-moteur commun avec congestion centrale sans lésions cellulaires,

Kraus (1888). — Dégénérescence des nerfs périphériques, de l'oculo-moteur commun.

Hémorrhagie dans tout le système nerveux.

Babinski (1890), croit la « névrite périaxile » plus fréquente que la dégénérescence wallérienne. Ce type de névrite serait d’ailleurs plus en rapport avec la bénignité de l'affection.

Dans quelques cas, l’auteur ne put déceler aucune lésion, malgré l'intensité des troubles moteurs ; il pense que parfois, au début tout au moins, ceux-ci seraient sous la dépendance d’une modification « chimique » des cellules nerveuses ou du cylindre-axe.

Arnheim (1891). — Les lésions principales existent dans les nerfs périphériques. Hypérémie et hémorrhagie capillaire dans la moëlle avec une très légère modification des cellules ganglionnaires.

Sano (1897) décela, dans un cas, où la mort était survenue deux mois après l'infection causale, des lésions de polynévrite segmentaire périaxile ; dans les régions où les lésions étaient plus avancées, le cylindre-axe était atteint.

Dans la moëlle et les muscles, on trouvait le début d’une évolution morbide.

Jenks Thomas examina le pneumogastrique dans 25 cas de diphtérie. Sa dégénérescence était très marquée partout. Il signale des lésions parenchymateuses et interstitielles

des nerfs périphéniques, ainsi que des lésions de dégénérescence des fibres cérébrales et médullaires.

Batten (1898). Ses observations portent sur 6 enfants au dessous de six ans. Dans 4 cas, lPexamen anatomique a donné des résultats; la paralysie diphtérique était typique ; la mort s’était produite du 43° au 15 0° jour.

Les résultats sont les suivants :

a) Absence de lésions des cellules de la moëlle et des ganglions spinaux par la méthode de Nissel ;

b) Lésions étendues sur une plus ou moins grande longueur des :

Racines antérieures et postérieures ;

Nerfs oculaires ;

Nerfs phréniques et vagues ;

Nerfs périphériques divers.

L'auteur s'arrête à l'hypothèse de l’origine périphérique de l'affection

Mais se basant sur l'observation de Mouravieff, relative aux altérations précoces des cellules des cornes antérieures et dont nons parlerons plus loin ; il pense que l’apparence normale de la cellule, ne peut être invoquée comme un argument contre l’idée d’une lésion cellulaire primitive.

Prédominance des altérations nerveuses centrales.

Buhl (1867), signala dans des cas de diphtérie morts rapidement la tuméfaction des cornes de la moëlle, des hémorrhagies dans le cerveau, les ganglions spinaux, les nerfs rachidiens, surtout lombaires.

I pensait (d’après Katz) que dans les cas sévères, la

SRE réaction consécutive à toutes ces infiltrations étranglaient les nerfs et produisaient tardivement leur dégénérescence.

Maier (1870), trouva des hémorrhagies dans le cerveau la moëlle allongée et certains ganglions (plexiforme et solaire).

Schweitzer (1870). Hémorrhagies et thromboses dans le système nerveux central.

Oertel (1871). Hémorrhagies dans la moelle, le cerveau, avec ramollisement consécutif, Hémorrhagie dans les nerfs périphériques.

Exudat dans le canal central et infiltration sous-épithéliale. Infiltration dans les cornes antérieures.

Pierret (1876) signala le premier la présence d’une méningite spinale pseudo-membraneuse.

Il admet que dans certains cas la paralysie serait due à une inflammation pseudo -membraneuse de nature diphtérique, qui aurait pour siège les enveloppes du système neveux.

Vulpian (1876), étudia trois moelles. Il trouva les cellules

des cornes antérieu:es globuleuses et leur protoplasme homogène.

… Déjérine (1875) publie à propos de 5 cas de paralysie diphtérique un travail de haute valeur, qui signale pour la première fois les lésions des racines de la moelle et met en relief les /ésions cellulaires.

Elles peuvent se résumer ainsi :

Altération des nerfs ; dégénérescence wallérienne.

Altération des racines, identique à celle des nerts.

Altérahon des cellules. — Les cellules sont globuleuses, sans prolongement, le noyau et le nucléole sont peu apparents,

ERrpe

Le groupe antéro-interne fait défaut à la région cervrcale : on trouve à sa place des fragments de cellules en voie de disparition.

Il y a une relation évidente entre les altérations cellulaires et les lésions des racines antérieures.

I n’y a pas d’hypertrophie des cellules ni du cylindreaxe.

Augmentation des noyaux de la névroglie, surtout autour de l’épendyme et des vaisseaux de la moelle.

Altération de la substance blanche : nulle.

Déjérine reconnaissait dans ce processus une « myélite parenchymateuse et interstitielle, et plus particulièrement une « téphromyélite ».

Renault rapporte dans le Traité de médecine une communication orale, d’après laquelle Déjérine se rattacherait à Popinion de Leyden et des partisans de l’origine périphérique de la paralysie dyphtérique.

Quinquaud (1880). Myélite lombaire aiguë ; les cellules sont remplies de granulations Jaunâtres.

Abererombie (1881) étudie deux cas de paralysie diphtérique typique et observe une légère diminution des cellules des cornes antérieures.

Sinclair (1880) émet l'hypothèse d’une « méningolymphite » envahissant les gaînes nerveuses et les espaces périvasculaires.

Percy Kidd (1883). Etude d’un cas de paralysie diphtérique. Dilatation des vaisseaux ; infiltration autour du canal central ; atrophie des cornes antérieures avec dégénérescence cellulaire (Poliomyélite antérieure).

Bikelès (1894). Foyers d’hémorrhagie et d’inflammation dans la moelle. Dégénérescence de la zone radiculaire des

cardons postérieurs, surtout dans la région dorsale et des fibres radiculaires antérieures, particulièrement dans leur trajet intra-spinal.

Preisz (1895). 3 cas de paralysie examinés par la méthode de Nissl et d'autres méthodes,

Hémorrhagie dans la substance grise; atrophie des cellules de la corne antérieure ; prolifération névroglique ; dégénérescence des nerfs périphériques et des racines antérieures et postérieures. Dans un cas il y avait une dégénérescence accusée du cordon de Gall d’un côté. Dans un cas de mort subite, dégénérescence marquée du nerf vague.

L'auteur admet une action simultanée du poison diphtérique sur tout le système nerveux.

Pernice et Scagliosi. Leurs observations portent sur 5 su- Jets morts dans les premiers jours de l'infection diphtérique.

Le cerveau paraît surtout altéré, puis le cervelet, la moelle et les nerfs périphériques. Dégénérescence des vaisseaux avec hémorragies interstitielles.

Dégénérescence des cellules cérébrales et des cornes antérieures, surtout atteintes dans leurs prolongements protoplasmatiques.

Les lésions de névrite seraient secondaires et dégénératives.

Katz (1897) publia une étude complète sur 3 cas de paralysie (5 ans, 9 ans 112, 6 ans), la mort étant survenue au 45°, au 12, au 36° jour.

La méthode de Marchi fut employée de préférence, les autres méthodes à titre de contrôle. La méthode de Nissl ne fut pas employée.

Les recherches portèrent snr toutes les parties du système nerveux et sur le diaphragme.

Enumérons brièvement les principaux points :

Pas de lésions macroscopiques du système nerveux et de ses enveloppes.

Dégénérescence graisseuse légère des vaisseaux.

ellules ganglionnaires. — Le noyau et le nucléole ne sont pas visibles. La cellule est remplie de gros corpuseules uniformément réparüis, donnant à la cellule un aspect sombre. Ces corpuscules n'apparaissent pas par les autres méthodes, diffèrent de tous les pigments habituels, ressemblent aux productions graisseuses des épithéliums dégénérés.

D’autres cellules sont normales, les prolongements sub sistent.

Plusieurs éléments cellulaires sont «nécrosés », vitreux et crevassés, avec des moignons de prolongements.

Ces lésions des cornes antérieures s'étendent aux cellules commissurales et aux colonnes de Clarke.

Nerfs périphériques. — Lésions nettes avec intégrité du cylindre-axe.

Lésions du nerf vague, du diaphragme.

Résumons les conclusions intéressantes de ce travail :

L'auteur accorde toute importance aux lésions cellulaires. Tantôt celles-ci sont définitives (cellules nécrosies) ; elles expliquent les cas de paralysies persistantes (cas de Sladhagen) ou cette observation de Foville (1), dans laquelle l’on vit s'installer, consécutivement à la diphtérie, une paralysie générale progressive.

(4) Annales médico-phys., 1869.

La plupart du temps, il y a une maladie légère de la cellule qui peut guérir entièrement. Néanmoins, cette maladie de la cellule entraîne des lésions de la fibre de nature trophique, pouvant apparaître même après la reconstitulion parfaite de la cellule.

La moelle est probablement intéressée même dans les cas légers.

La moelle allongée est plus fréquemment et plus profondément atteinte que la moelle rachidienne, en raison de son importance physiologique, de son activité incessante et de son abondante vascularisation.

La paralysie du voile du palais paraît être d’origine centrale. Sa plus grande fréquence tiendrait à la lésion directe des muscles, qui exagèrent l’intensité du processus central

Les lésions observées ont toujours été en rapport avec le tableau clinique.

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