‹ Etude sur la partie du texte hébreu de l'Ecclésiastique rćemment découverteChapitre 39 sur 49 · LL US · texte numérisé non relu

LL US

5 D so Dn (en mauvais sens) py, 7N — voue dE auap-

rok@y oùx dyafov ébxAepOñoeræ, « Mais le nom non bon des cri-

minels s’effacera ». | 1686. La traduction de G repose sur un déchiffrement

absurde : +n53 nona 552 5 nr —

more eddoxmusira, &« et tout en tout en vérité (?) n’est pas gé-

néralement estimé ».

19 8. Ce verset a été singulièrement méconnu par le traducteur grec. Le texte hébreu porte :

on On er non man n98 on {Aie honte) de violer le serment solennel et l’alliance, D'éconduire celui qui manque de pain.

Tous ces termes sont d’une clarté parfaite, sauf le mot buy que Ben-Sira a tiré du verbe byy3, qu’il emploie, d'accord avec Ézéchiel (xLu, 6), dans le sens de « diminuer » (x, 21 c), en opposition avec bass, « devenir grand »; et, de même que 53 « grand », s'emploie couramment pour « riche », de même by, « diminué, petit », peut désigner « manquant, pauvre, indigent ». Il convient de faire remarquer que la vocalisation de ce nom est by, de la racine primitive by, d’où

aussi l’arabe Je», « familier, intime », le phénico-araméen bn et l’hébreu bwyy, « joint du bras, coude, aisselle », ainsi que la préposition hébraïque 5yx «près, à côté ». Par contre le mot hébréo-arabe 5x, Jet, e noble », vient de ds, « racine ». La pensée n’est qu’une légère transformation du passage +19 D'VN V2 (Job, x1v, Æ), «ils (les méchants)

éconduisent, détournent les pauvres du chemin » : le verbe

mt à été conservé, et TN à été paraphrase par by bryss on, pour on55s brun, | expression qui est à son tour imitée de 079 Nu 77 (Job, xv, 23).

La version grecque offre une phrase inepte et ridicule : Kai ano dAndelac Beod xai dualñunc al amTo TÉEWS &yxDVOS Tr” doTouc.

De la vérité de Dieu et de l'alliance Et de mettre le coude sur le pain.

Comme il s’agit de choses et d’actions dont il faut avoir honte, le premier hémistiche pris à la lettre recommande justement le contraire de ce que l’auteur à voulu dire, savoir qu'il faut se garder de transgresser les commandements divins, On voit que G a lu mn. «de la vérité », au lieu de -p=, « d’enfreindre, de transgresser ». Cette double erreur la obligé à lire le mot suivant 55%, « dieu » (965) au lieu de

TN? « serment solennel », et cela a fini par travestir entie-

rement la pensée de Ben-Sira.

Le déchiffrement du second hémistiche a eu lien sans encombre pour G, visiblement parce que le texte ne donnait prise à aucun doute, mais là encore l’infortuné traducteur à été dérouté par le mot bsyx, qu’il a faussement pris dans le sens de « coude », interprétation qui l’a fait aboutir à la sentence insipide : « Aie honte de mettre le coude sur le pain », et cela immédiatement après une phrase qui parle de Dieu et de l'alliance.

XLIT, À «. Méprise sur le sens de #3w#. Ben-Sira dit : « (Aie honte) de changer (rw) la parole que tu entends

(pou 9): » Le traducteur, croyant qu’il s’agit de paroles inconvenantes, lui fait dire : àro deurepooems at Adyou anoñc, « (aie honte) de réitération et de la parole entendue ». Il n’a été rebuté ni par la banalité de la pensée, ni par la nécessité syntactique qui, pour le gal, exige la construction =3=2 nt

(Proverbes, xvir, 9). Point à noter : les traducteurs modernes ont instinctivement évité le non-sens en traduisant : « (Aïe honte) de répéter la parole entendue », phrase dans laquelle le verbe « répéter » est pris dans la signification de « rapporter, raconter la chose à quelqu'un ».

‘9. Ce verset est beaucoup moins difficile à rétablir que les versets suivants, bien que la seconde moitié ait également souffert dans H. On ne lit que : |

.....DnANNT PU NMUD Nb n2

La fille est pour (son) père un faux trésor, Son souci pour elle (commencement d’une forme verbale). . .

Le Talmud babylonien (Sanhédrin, fol. 100 à) cite le distique

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