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entier, mais avec une grosse variante dans le second hémis-
tiche : | ju nû nano niv naoup mind na
La fille est pour son père un faux trésor, De sa crainte (pour elle) il ne dort pas.
La comparaison montre que la formule est au fond identi-
. que, et que, vu la forme positive du verbe dans H, on n’a qu'à
compléter ainsi qu’il suit :
Dnaw pan nnant Spù ni009 5x0 na
La fille est pour son père un faux irésor, Son souci pour elle interrompt son sommeil.
G a lu et compris de même le second hémistiche ; pour le premier, 1l à fait une Curieuse trouvaille qui est peut-être voulue :
BuyatTnp Tatpi arOxpUPOS &ypurviX, La fille est pour le père une veille secrète.
Au lieu de pv m9, il a tout bonnement déchiffré ou
peut-être corrigé nD nbws! Je dis « peut-être corrigé »,
car cela rappelle fortement la méthode mise souvent en pratique par les rabbins et consistant à lire, sur la base de lettres analogues, les mots autrement qu’ils ne sont écrits G=pn ou 72 NON 72).
.. A1 c. Ce distique est mutilé dans H, à l’exception des deux derniers mots ==" pt, « nom d'apostasie, une mauvaise réputation » (cf. Deutéronome, xix, 16). Les versions grecque et syriaque sont bien conservées.
Le syriaque offre :
RUN9 NDD 772)N ND0T NNIUD OPN 1N12 0ÿ 391
littéralement :
Mon fils, sur ta fille place une garde, De peur qu’elle ne te fasse un mauvais nom.
La paraphrase grecque présente certaines modifications : ért Ovyarpi duarpente otepéwooy quAaxny, ph note Touñon CE Étiyapux ÉYOpois.
Sur la fille effrontée fortifie la garde, | De peur qu elle ne fasse de toi (un objet de) dérision (pour tes) ennemis,
— ÀT —
On s’explique parfaitement l’intercalation de « effrontée » (= nn), visiblement sous-entendu par l’auteur; la phrase « fortifie la garde » repose sur une réminiscence de Jérémie, L1, 12, mais l'expression « dérision d’ennemis » ne peut être attribuée qu’à la lecture D1y nn (peut-être nybty) au lieu de =#-n nv, lecture qui a de nouveau l’air d’être le produit d’un caprice d’exégèse :